Missionnaires Comboniens
Province du Togo/Ghana/Bénin
Assemblée Provinciale 2013
Thème
Justice et Paix au Togo-Ghana-Benin
ASSEMBLEE PROVINCIALE 2013
Date : Lundi, 28 janvier (à 18h00) – Vendredi, 1er février (matin)
Lieu : Maison desSœurs Canossiennes – Agoé (Lomé-Togo)
Thème :JUSTICE ET PAIX AU TGB
PARTICIPANTS
Frères (2) : Jean Afanvi, Oscar.
Pères (33) :Juanjo, Salvador, Paul, Pepe, Sandro, Yves, Canisius, Bepi, Habtu, Eugène, Bernard, Anicet, Elias, Ricardo, Bruno, Marcial, Girolamo, Abel, Timothée, Benjamin, Alfonso, Justin, Gaetano, Gilbert, Donato, Eugenio, Moses, Joe, Ruben, Godwin, Vincenzo, Boris, Benedetto.
Scolastiques (8) :Job, John Hammond, Johnny, Jean de Dieu, Kevin, Salomon, Fabrice, Christophe.
De Cape Coast (1):Joseph
Sœurs(1) : Sr. Paquita
SERVICES
Secrétaires : Jean de Dieu et Salomon
Liturgie : Scolastiques
Logistique : Job
Animation : Johnny, John Hammond,
Modérateurs : P. Elias Afola et P. Godwin Kornu
Coordinateurs : Provincial et modérateurs
Vaisselle : Par groupes
Chargé horaire : Kevin
OUVERTURE DE L’ASSEMBLÉE
Très chers Confrères,
Nous voici réunis pour notre assemblée provinciale 2013. Même si nous sommes déjà à la fin janvier, veuillez agréer, encore une fois, mes vœux les plus sincères pour que la grâce du Seigneur accompagne nos vies et nos communautés dans le chemin de la Mission qui est la nôtre !
Notre rencontre, cette année, aura comme thème principal « la Justice et la Paix au TGB », une partie essentielle de notre ministère d’évangélisateurs. En syntonie avec le cheminement de l’Eglise en Afrique, après l’exhortation post synodale « Africae Munus », nous sommes invités à réfléchir sur la réalité de nos pays, comment nous pouvons collaborer pour construire une humanité plus juste et fraternelle, comment notre engagement peut être une prophétie là où nous vivons.
Bien sûr, le discernement aura besoin de l’écoute de l’Esprit et de la communion fraternelle pour aller de l’avant ensemble, pour créer un consensus qui exprime ce que nous sommes : un cénacle d’apôtres comme le voulait notre Fondateur.
Deuxièmement, nous donnerons du temps pour la relecture du Directoire provincial : il a été travaillé pour nous mettre à la page avec le dernier Chapitre 2009. Des corrections, de nouvelles suggestions s’avèrent nécessaires. Nous seront invités à l’approbation finale du texte afin qu’il soit un point de référence, concret, dans notre vie combonienne « au quotidien ».
La conclusion du Synode sur la Nouvelle Evangélisation (fin octobre 2012) et l’Année de la Foi que nous sommes en train de vivre, deviennent pour nous une source de renouvellement personnel et communautaire, un chemin avec les fidèles, à travers une expérience de communion dans l’Eglise et pour un nouveau départ dans l’Annonce de l’Evangile!
Ces jours nous permettront de rencontrer Dieu, encore une
fois, dans nos réalités de vie quotidienne et de vie missionnaire. Nous le rencontrerons dans nos décisions en vue de renouveler notre « oui » à la Mission à la veille du jubilé d’or de notre arrivée au Togo.
2. Un regard tout autour !
C’est beau de se retrouver ensemble ! Au 1.1.2013, nous sommes 48.
- 48confrères : 37 prêtres, 3 frères et 8 scolastiques
Européens: 16 (1 frères et 15 prêtres ; soit 13 I, 1 P et 2 E)
Africains: 27 (2 Fr., 17 P, 8 Sc. ; soit 25 TGB, 1 ER, 1 MZ)
Américains : 05 (4 M, 1 PE)
- Confrères absents de la Province : P. Saturnin Pognon : études à Rome. Hors communauté : Fr. Luc Todjohon.
3. Un souhait : vivre notre Assemblée avec Passion !
Conscients de l’importance du moment présent de notre Institut et de notre Province, en particulier, je vous invite à un fort engagement pour la réussite de notre Assemblée. Merci à tous les confrères qui vont contribuer d’une façon spéciale pour son bon déroulement.
Nous confions notre Assemblée à l’intercession de St. Daniel Comboni et qu’il nous obtienne de la Sainte Trinité le don de la communion et de l’unité.
P. Girolamo Miante, mccj
PROGRAMME
Lundi 28 janvier – Ouverture de l’Assemblée
19h00 Vêpres (commission liturgique)
19h30 Dîner
20h30 Ouverture de l’Assemblée - programme - horaire
Ière PARTIE: Justice et Paix au TGB
Mardi 29 janvier
Matin 1) Justice et Paix au TGB
… Prière personnelle et préparation pour l’eucharistie
06h30 Laudes et Eucharistie (P. Canisius, commission liturgique)
07h20 Petit déjeuner
08h30 Intervention de Mgr. Nicodème Barrigah,
Evêque d’Atakpamé
10h15 Pause (café)
10h45 Questions et Commentaires
12h15 Pause
12h30 Déjeuner
Après-midi
15h00 Travail de groupe
16h15 Pause (café)
16h45 Mise en commun et Orientations pour notre vie
18h30 Pause
19h00 Vêpres
19h30 Dîner
20h30 (Soirée récréative)
Mercredi 30 janvier – Directoire provincial
Matin
… Prière personnelle et préparation pour l’eucharistie
06h30 Laudes et eucharistie (P. Anicet, commission liturgique)
07h20 Petit déjeuner
08h30 Introduction et travail en assemblée
10h15 Pause
10h45 On continue….
12h15 Pause
12h30 Déjeuner
Après-midi
15h00 Continuation (Directoire Provincial)
16h30 Pause (café)
17h00 Continuation et approbation finale du texte
18h30 Pause
19h00 Vêpres
19h30 Dîner
20h30 (Soirée récréative)
II PARTIE: Révision et programmation annuelle de la Province
Jeudi 31janvier S. Jean Bosco
Matin : Rapports
… Prière personnelle et préparation pour l’eucharistie
06h30 Laudes et eucharistie (P. Boris et commission liturgique)
07h20 Petit déjeuner
08h30 Rapport du Secrétaire de l’Evangélisation
09h00 Rapport du Secrétaire de l’AM et Laïcs
09h.30 Rapport du Secrétaire de la PV/FdB
10h00 Coordinateur de la FP
10h.30 Pause (café)
11h00 Rapport du Secrétaire de l’Economie
11h.45 Sœurs Comboniennes
12h15 (Pause)
12h30 Déjeuner
Après-midi La vie de la Province
15h00 Relation du Supérieur Provincial
16h00 dialogue
16h30 Pause (café)
17h00 Divers
18h30 Pause
19h00 Vêpres
19h30 Dîner
20h30 Soirée récréative
Vendredi 1 février – Conclusion de l’Assemblée
… Prière personnelle et préparation pour l’eucharistie
06h00 Laudes et eucharistie (Provincial et commission liturgique)
07h00 Petit déjeuner
Départ…
TRAVAUX EN CARREFOUR
Groupe 1 : Pepe, Yves, Anicet, Timothée, Justin, Salomon, Job, John Hammond
Groupe 2 Oscar, Salvador, Marcial, Abel, Eugenio, Bepi, Godwin, Alex Canisius, Christophe
Groupe 3 Juanjo, Bruno, Girolamo, Gilbert, Moses, Ruben, Bernard, Jean de Dieu, Fabrice
Groupe 4 Paul, Eugène, Habtu, Elias, Benjamin, Vincenzo, Johnny, Gaetano, Kevin
Groupe 5 Jean Afanvi, Joe, Ricardo, Donato, Sandro, Alfonso, Boris, Benedetto, Joseph
PREMIERE PARTIE
MARDI, 29 Janvier
Thème du Jour : Justice et Paix au Togo-Ghana-Benin
L’ouverture de la journée a été marquée par la célébration Eucharistique (avec laudes intégrées) présidée par P. Canisius METIN. Nous entrions dans le vif des travaux de l’Assemblée provinciale aussitôt après le petit déjeuner.
La Justice, la Réconciliation et la Paix,
à la lumière de Africae Munus.
INTRODUCTION
Le sujet que vous m’avez proposé de développer pour votre rencontre régionale me parait d’une grande pertinence au regard du contexte ecclésial et socio-politique de notre sous-région. Il répond tout d’abord au vœu de l’Eglise-Famille de Dieu en Afrique qui, depuis novembre 2011, se propose de faire de Africae Munus un document de référence pour sa vie pastorale. Et le thème de cette Exhortation porte précisément sur la mission de l’Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix. Ce sujet est d’actualité également à cause des expériences de justice transitionnelle qui sont en cours dans certains pays de la sous-région, notamment au Togo et en Côte d’Ivoire. L’avancée du fondamentalisme islamique avec son cortège de violence et de menaces contre la paix constitue le troisième motif d’actualité de ce thème.
Ma communication se fera en deux étapes séparées par un travail en carrefours.
I. LA RECONCILIATION, LA JUSTICE ET LA PAIX DANS L’EXHORTATION APOSTOLIQUE AFRICAE MUNUS.
Une année vient de s’écouler depuis la remise de l’Exhortation Apostolique à l’Eglise-Famille en Afrique. Treize mois après ce moment solennel qui a fait vibrer de ferveur notre continent, que reste-t-il de cette démarche synodale qui vient d’être relayée par un autre synode portant sur la nouvelle évangélisation ? La question mérite d’être posée au plan individuel et communautaire. Vous comprenez donc le plaisir que j’éprouve ce matin à vous entretenir sur ce document confié par le Saint Père à notre Eglise comme un texte majeur de référence pour les prochaines décennies. Notre objectif, en parcourant cette Exhortation sera de recueillir sommairement les enseignements qu’elle nous livre au sujet de la réconciliation et de la justice.
1. Considérations Générales
1.1. Le triptyque réconciliation, justice et paix
Il importe, avant tout, de faire observer l’ordre logique dans lequel le saint Père cite les trois éléments fondamentaux de l’Exhortation : la réconciliation, la justice et la paix. Dans la pensée du Pape, la réconciliation est la toute première exigence qui s’impose au continent africain. Elle est une « condition indispensable pour instaurer en Afrique des rapports de justice entre les hommes et pour construire une paix équitable et durable
dans le respect de chaque individu et de tous les peuples ; une paix qui […] s’ouvre à l’apport de toutes les personnes de bonne volonté au-delà des appartenances religieuses, ethniques, linguistiques, culturelles et sociales respectives » (AM n. 174).
Toutefois, la réconciliation dont parle le Saint Père n’est pas d’abord une question politique ; il s’agit, au contraire, d’une réalité beaucoup plus fondamentale : « La réconciliation est un concept et une réalité pré-politiques, qui précisément pour cette raison, est de la plus grande importance pour la tâche politique elle-même. Si l’on ne crée pas dans les cœurs la force de la réconciliation, le présupposé intérieur manque à l’engagement politique pour la paix. Les membres du Synode se sont engagés en vue de cette purification intérieure de l’homme qui constitue la condition préliminaire essentielle à l’édification de la justice et de la paix. Mais cette purification et cette maturation intérieure vers une véritable humanité ne peuvent exister sans Dieu » (AM n. 19).
Après la réconciliation vient la mention de la justice. Elle représente la condition incontournable de la paix, comme le rappelle le saint Père : « La paix des hommes qui s’obtient sans la justice est illusoire et éphémère. La justice des hommes qui ne prend pas sa source dans la réconciliation par la ‘vérité de l’amour’ (Ep 4, 15) demeure inachevée ; elle n’est pas authentiquement justice » (AM n. 18).
La paix, enfin est le couronnement du processus : « On pourrait dire que réconciliation et justice sont les deux présupposés essentiels de la paix et qu’ils définissent également dans une certaine mesure sa nature » .De fait, « La réconciliation surmonte les crises, restaure la dignité des personnes et ouvre la voie au développement et à la paix durable entre les peuples à tous les niveaux » (AM n. 21)
1.2. Méthodologie
Cette première partie de ma communication sera abordée en trois phases : j’examinerai l’un après l’autre les thèmes de la réconciliation, de la justice et de la paix dans Africae Munus en insistant sur ce qui fait la spécificité du message chrétien sur ces valeurs essentielles de toute société humaine. Comme vous pouvez facilement l’imaginer, ma présentation sera émaillée de larges citations dudit document.
2. La réconciliation dans Africae Munus
Le substantif « réconciliation » apparait 83 fois dans l’Exhortation apostolique « Africae Munus » tandis que le verbe « réconcilier » est mentionné 18 fois, dans la plupart des cas en lien avec la justice et la paix.
2.1. La réconciliation interpersonnelle suppose la réconciliation avec Dieu.
La réconciliation est une réalité interpersonnelle et intercommunautaire (AM n. 18.20.21.49.59) qui suppose au préalable le rétablissement des relations avec Dieu (AM n. 30. 32.33.99.102.111.133.152.156.172). « En effet, c’est la grâce de Dieu qui nous donne un cœur nouveau et qui nous réconcilie avec lui et avec les autres.[26]C’est le Christ qui a rétabli l’humanité dans l’amour du Père. La réconciliation prend donc sa source dans cet amour ; elle naît de l’initiative du Père de renouer la relation avec l’humanité, relation rompue par le péché de l’homme. En Jésus-Christ, « dans sa vie et dans son ministère, mais, spécialement, dans sa mort et sa résurrection, l’Apôtre Paul avait vu Dieu réconcilier le monde (toutes les choses sous le ciel et sur la terre) avec lui-même, ne tenant plus compte des fautes des hommes (cf. 2 Co 5, 19 ; Rm 5, 10 ; Col 1, 21-22) » (AM n. 20).
Selon la conception biblique, c’est la rupture des liens avec Dieu par le péché qui entraîne la rupture de l’harmonie entre les hommes (Gen 3). En effet, après leur acte de désobéissance – et à cause de celui-ci – l’homme et la femme ne s'éloignent pas seulement de Dieu en se cachant à sa vue (Gen 3,8) mais ils s'éloignent encore davantage l'un de l'autre en se désignant d'un doigt accusateur. Ainsi la rupture de l'amitié avec Dieu comporte inévitablement une rupture avec soi-même (ils se découvrent nus) et une rupture de l'harmonie avec le prochain. La conséquence ultime est cet éclatement de la famille humaine qui commence avec Caïn et Abel et qui dispersera les hommes chacun dans sa direction au pied de la tour de Babel. Cela signifie que le rétablissement des rapports avec le prochain passe par le rétablissement des rapports avec Dieu. Un croyant qui veut se réconcilier avec son frère doit donc se rappeler que cette démarche est un acte religieux qu’il pose puisque cela suppose un rétablissement des relations avec Dieu lui-même.
2.2. La réconciliation est un fruit de la conversion
« La parabole de l’enfant prodigue l’illustre quand l’Évangéliste nous présente dans le retour du fils cadet, c’est-à-dire dans sa conversion, le besoin de se réconcilier, d’un côté, avec son père et, de l’autre, avec son frère aîné par la médiation du père (cf. Lc 15, 11-32) » (AM n. 20).
C’est seulement en reconnaissant le mal dont il s’est rendu coupable que l’homme peut se réconcilier avec son prochain. En effet, pour retourner vers son père, le fils prodigue de la parabole de saint Luc entre en lui-même et dit « Je me lèverai, et m'en irai vers mon père » (Luc 15, 17.18). Il y a longtemps qu'il était comme sorti de lui-même, qu'il s'était pour ainsi éloigné de lui-même en quittant son Père. L’homme qui commet le mal s’écarte de sa véritable vocation. Il lui faut rentrer en lui-même pour retrouver le chemin du retour. Par une loi mystérieuse de notre nature, l'homme divisé en lui-même n'est capable que de produire de la division autour de lui, c'est-à-dire en somme, de reproduire ce qu'il est devenu. À l'inverse, seul l'homme réconcilié avec lui-même par la grâce est en mesure de se réconcilier avec les autres.
2.3. La réconciliation est indissociable du pardon
« C’est en donnant et en accueillant le pardon que les mémoires blessées des personnes ou des communautés ont pu guérir et que des familles jadis divisées ont retrouvé l’harmonie. « La réconciliation surmonte les crises, restaure la dignité des personnes et ouvre la voie au développement et à la paix durable entre les peuples à tous les niveaux », ont tenu à souligner les Pères du Synode » (A.M. 21 cf. 41).
Le pardon représente l’épine dorsale de tout processus de réconciliation. Selon l’enseignement du Christ, il doit être accordé sans compter chaque fois qu’il est sollicité (Mt 18,21-35). Bien plus, il peut être accordé même à celui qui ne l’a pas demandé, comme Jésus en a donné l’exemple sur la croix en pardonnant à ses bourreaux (Lc 23,33-34). Précisons cependant que le pardon ne conduit pas toujours au geste de réconciliation. En effet, « La réconciliation nécessite la volonté des deux parties : le coupable qui demande pardon, la victime qui pardonne, alors que le pardon n’a besoin que d’une personne pour émerger.
Par ailleurs, il arrive que certaines personnes pardonnent à leurs agresseurs, mais estiment ne pas pouvoir aller au-delà, ne pas pouvoir s’engager dans une démarche de réconciliation car la rencontre avec leur agresseur leur paraît une épreuve qui dépasse leurs capacités émotionnelles, ce qui est parfaitement compréhensible »
2.4. La réconciliation est plus agréable à Dieu qu’un sacrifice
S’adressant à ses disciples, Jésus n’hésite pas à placer la réconciliation avant tout acte de piété envers Dieu : « Lorsque tu
vas présenter ton offrande à l'autel, si là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande » (Mt 5,24). La réconciliation est donc d’une priorité religieuse à laquelle le Christ attache une importance toute particulière. On comprend dès lors l’insistance avec laquelle le Pape aborde la question de la réconciliation comme préparation sacramentelle et démarche interpersonnelle préalable à l’Eucharistie (A.M. 155-156).
2.5. La réconciliation est intimement liée à la vérité
« C’est l’amour de la vérité, – « la vérité tout entière » à laquelle l’Esprit seul peut nous conduire (cf. Jn 16, 13) –, qui trace le chemin que toute justice humaine doit emprunter pour aboutir à la restauration des liens de fraternité dans la « famille humaine, communauté de paix » (A.M. n. 17 ; cf. n. 20.21.145).
Entre la réconciliation et la vérité le lien parait tout naturel, car c’est la reconnaissance effective des causes de la rupture qui peut amener à restaurer les liens brisés. De fait, un semblant de réconciliation ne peut apporter qu’un semblant de relation. Le Seigneur nous rappelle d’ailleurs que la vérité est le plus court chemin vers Dieu et qu’elle rend libre (cf Jn 8,32). Par vérité, le croyant entend surtout la sincérité et la loyauté qui sont la base de la confiance mutuelle. En définitive, le premier pas vers toute véritable réconciliation réside dans la reconnaissance de la faute et du mal commis ou subi sans craindre de lever le voile sur la réalité douloureuse d'un passé dont on voudrait guérir.
« Pour devenir effective, cette réconciliation devra être accompagnée par un acte courageux et honnête : la recherche des responsables de ces conflits, de ceux qui ont commandité les crimes et qui se livrent à toutes sortes de trafics, et la détermination de leur responsabilité. Les victimes ont droit à la vérité et à la justice. Il est important actuellement et pour l’avenir de purifier la mémoire afin de construire une société meilleure où de telles tragédies ne se répètent plus » (A.M. 21).
C’est dans ce sens que Monseigneur Desmond Tutu déclarait : « La vérité blesse, mais le silence tue ».
2.6. La réconciliation ne s’oppose pas à la justice
La notion de pardon si chère aux religions peut faire penser qu’en définitive la justice n’est plus nécessaire dès lors que l’on éprouve le désir de se réconcilier. En réalité, la véritable réconciliation pousse à rétablir spontanément les personnes lésées dans leurs droits, à respecter la justice et à la dépasser par la charité. La réconciliation suppose le redressement des situations d’injustice. Elle est illusoire si elle ne s’accompagne pas d’un effort réel de changement personnel, communautaire et institutionnel. C’est dans ce sens que le Saint Père recommande pour l’Afrique que les élections se déroulent dans la transparence, que les constitutions soient respectées et que la gestion des biens publics soit assurée avec un grand sens de responsabilité, puisque dans un nombre non négligeable de cas, ce sont des injustices liées à réalités qui sont à la base des conflits (A.M. 81).
2.7. La réconciliation conduit à la réparation du tort causé
L’histoire de Zachée en est une merveilleuse illustration. Bouleversé par la visite de Jésus qui s’invite chez lui, ce collecteur d’impôt surprend tout le monde en déclarant publiquement : « Voici, Seigneur, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j'ai extorqué quelque chose à quelqu'un, je lui rends le quadruple. » (Lc 19,8). C’est une telle attitude que recommande l’Eglise après chaque sacrement de réconciliation.
Lorsqu’elle est sincère, la réconciliation conduit à plusieurs formes de réparation.
2.8. La réconciliation débouche sur un engagement de non répétition
S’adressant à la femme adultère sauvée de la lapidation Jésus déclare : «Va et désormais ne pêche plus » (Jn 8,11). Par ces mots, il invite la femme accusée à prendre l’engagement de mener une vie différente. Ce changement de comportement est inhérent à la notion chrétienne de réconciliation. C’est la grâce du cœur nouveau à laquelle le Pape fait allusion au n. 20 de Africae Munus.
2.9. La réconciliation est une grâce à implorer
Pour le croyant, la réconciliation est également une grâce à implorer de Dieu, car dans certaines circonstances elle semble dépasser nos capacités humaines. Pour dire comme Jésus, « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23,34), l’homme a besoin d’une force d’âme qui, pour le croyant, ne peut être donnée que par Dieu. « Par conséquent, il est nécessaire d’accueillir la grâce de l’Esprit Saint qui nous invite : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5, 20). Les chrétiens sont donc tous invités à se réconcilier avec Dieu. Alors, vous serez en mesure de devenir des artisans de la réconciliation au sein des communautés ecclésiales et sociales dans lesquelles vous vivez et œuvrez » (A.M. n. 169).
2.10. La réconciliation un processus de longue haleine
« La réconciliation n’est pas un acte isolé mais un long processus grâce auquel chacun se voit rétabli dans l’amour, un amour qui guérit par l’action de la Parole de Dieu. Elle devient alors une manière de vivre, en même temps qu’une mission. Pour réussir une véritable réconciliation, et mettre en œuvre la spiritualité de communionpar la réconciliation, l’Église a besoin de témoins qui soient profondément enracinés dans le Christ, et qui se nourrissent de sa Parole et des Sacrements. Ainsi, tendus vers la sainteté, ces témoins sont capables de s’investir dans l’œuvre de communion de la Famille de Dieu en communiquant au monde, au besoin jusqu’au martyre, l’esprit de réconciliation, de justice et de paix, à l’exemple du Christ » (A.M. n. 34).
2.11. La réconciliation : une exigence interne à l’Eglise
« Un christianisme divisé demeure un scandale puisqu’il contredit de facto la volonté du Divin Maître (cf. Jn 17, 21). Le dialogue œcuménique vise donc à orienter notre marche commune vers l’unité des chrétiens, en étant assidus à l’écoute de la Parole de Dieu, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières (cf. Ac 2,42) » (A.M. n. 89)
« Si nous tous, croyants en Dieu, désirons servir la réconciliation, la justice et la paix, nous devons œuvrer ensemble pour bannir toutes les formes de discrimination, d’intolérance et de fondamentalisme confessionnel. Dans son œuvre sociale, l’Église ne fait pas de distinction religieuse » (AM n.94).
2.12. La réconciliation : une démarche indispensable à la nouvelle évangélisation
« La nouvelle évangélisation suppose la réconciliation des chrétiens avec Dieu et avec eux-mêmes. Elle exige la réconciliation avec le prochain, le dépassement des barrières de toutes sortes comme celles provenant de la langue, de la culture et de la race. Nous sommes tous fils d’un seul Dieu et Père « qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes » (Mt 5, 45) » (AM n. 169)
3. La justice dans Africae Munus
Utilisé 95 fois dans l’Exhortation Apostolique, le terme justice est souvent associé à ceux de la réconciliation et de la paix comme deux corrélatifs indispensables à son existence. La question de fond que pose le Saint Père en abordant la question de la justice dans le document peut ainsi se formuler : comment les chrétiens peuvent-ils contribuer à établir une société juste en Afrique ? Pour Benoît XVI, l’édification d’une telle société ne peut se faire qu’à travers une profonde metanoia car pour construire un ordre social juste, il faut devenir justes. Et le juste, selon l’expression du Pape est l’homme converti : « Or nous savons que le juste est fidèle à la loi de Dieu car il s’est converti (cf. Lc 15, 7 ; 18, 14) » (A.M. n. 99). « Il ne fait pas de doute que la construction d’un ordre social juste relève de la compétence de la sphère politique. Cependant, une des tâches de l’Église en Afrique consiste à former des consciences droites et réceptives aux exigences de la justice pour que grandissent des hommes et des femmes soucieux et capables de réaliser cet ordre social juste par leur conduite responsable » (AM 22). Seule une véritable metanoia peut produire unemetabolè sociale.
3.1. Qu’est-ce que la justice ?
Au numéro 24 de Africae Munus le Pape propose une définition de la justice qui nous servira de point d’ancrage : la justice consiste à « donner à chacun son bien propre » – ius suum unicuique tribuere. On reconnait aisément sous la plume du saint Père la célèbre formule de saint Thomas qui, dans la Somme Théologique, présentait la justice comme une « Constans ac perpetua voluntas jus suum unicuique tribuens – la volonté constante et perpétuelle attribuant à chacun son dû ». Le Catéchisme de l’Eglise Catholique apporte quelques précisions complémentaires : « La justice est la vertu morale qui consiste dans la constante et ferme volonté de donner à Dieu et au prochain ce qui leur est dû. La justice envers Dieu est appelée " vertu de religion ". Envers les hommes, elle dispose à respecter les droits de chacun et à établir dans les relations humaines l’harmonie qui promeut l’équité à l’égard des personnes et du bien commun. L’homme juste, souvent évoqué dans les Livres saints, se distingue par la droiture habituelle de ses pensées et la rectitude de sa conduite envers le prochain. " Tu n’auras ni faveur pour le petit, ni complaisance pour le grand ; c’est avec justice que tu jugeras ton prochain " (Lv 19, 15). " Maîtres, accordez à vos esclaves le juste et l’équitable, sachant que, vous aussi, vous avez un Maître au ciel " (Col 4, 1) (C.E.C. n. 1807).
3.2. Justice humaine et justice divine
Sur la base de la définition lapidaire proposée dans Africae Munus, le Saint Père . établit une première distinction importante entre la justice du Christ (n. 1.24.25) encore appelée justice divine (A.M. n. 25.26) ou justice du royaume (n. 99.112.170) et la justice humaine (A.M. n.18.24.28). Tandis que cette dernière est essentiellement basée sur le mérite, la justice divine, quant à elle, n’a d’autre mesure que l’amour : « La justice divine offre à la justice humaine, toujours limitée et imparfaite, l’horizon vers lequel elle doit tendre pour s’accomplir. Elle nous fait prendre conscience en outre, de notre propre indigence, de l’exigence du pardon et de l’amitié de Dieu. C’est ce que nous vivons dans les sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie qui découlent de l’action du Christ. Cette action nous introduit dans une justice où nous recevons bien plus que nous n’étions en droit d’attendre car, dans le Christ, la charité est le résumé de la Loi (cf. Rm 13, 8-10). Par le Christ, unique modèle, le juste est invité à entrer dans l’ordre de l’amour-agapê »(A.M. n. 25). Voilà pourquoi la justice
est qualifiée de limitée, inachevée, éphemère et illusoire alors que la justice divine est appelée « vraie justice » (n. 170).
3.3. Justice distributive, justice commutative et justice légale
L’expression justice distributive est utilisée une seule fois dans le document au numéro 24 en contraposition à la charité. Elle consiste à donner à chacun ce qui lui revient. Ainsi entendue, la justice distributive s’efforce de correspondre au mérite de chacun car traiter de manière égale des situations inégales est, de toute évidence, une forme d’injustice.
La justice commutative n’apparait pas dans le document même si la réalité qu’elle désigne y est souvent évoquée. Elle est basée sur l’égalité de traitement en prenant en considération l’égalité entre les membres de la société. C’est une telle justice qui règle les rapports commerciaux. Selon le Catéchisme de l’Eglise Catholique « Les contrats sont soumis à la justice commutative qui règle les échanges entre les personnes et entre les institutions, dans l’exact respect de leurs droits. La justice commutative oblige strictement ; elle exige la sauvegarde des droits de propriété, le paiement des dettes et la prestation des obligations librement contractées. Sans la justice commutative, aucune autre forme de justice n’est possible » (C.E.C. n. 2411).
La justice légale n’apparait pas non plus dans l’Exhortation Post-synodale. Elle est définie par le Catéchisme de l’Eglise Catholique comme « Ce que le citoyen doit équitablement à la communauté » (C.E.C. n. 2411). C’est à une telle forme de justice que fait allusion le Saint Père lorsqu’il affirme : « Le disciple du Christ, uni à son Maître, doit contribuer à former une société juste où tous pourront participer activement avec leurs propres talents à la vie sociale et économique. Ils pourront donc gagner ce qui leur est nécessaire pour vivre selon leur dignité humaine dans une société où la justice sera vivifiée par l’amour » (AM 26).
3.4. Justice sociale
Elle vise à créer un ordre social juste dans la logique des béatitudes (n. 26). Enracinée dans la vérité (AM n. 1.21.67.96.) et la solidarité (AM n. 24), elle doit prêter une attention préférentielle aux catégories sociales défavorisées : « La solidarité est garante de la justice et de la paix, de l’unité donc, de sorte que « l’abondance des uns supplée au manque des autres » Et la charité qui assure le lien avec Dieu, va plus loin que la justice distributive » (A.M. n. 24). C’est dans ce sens que le Pape parle de la mondialisation de la solidarité (A.M. n. 86).
3.5. La justice de l’amour
C’est au numéro 25 de Africae Munus que le Saint Père utilise cette expression pour désigner la justice évangélique basée sur l’amour. Commentant le passage de Zachée (Lc 19,1-10) où les pharisiens murmurent contre Jésus en voyant qu’il est entré sous le toit d’un publicain, le Pape écrit : « Les témoins de cette rencontre avec Zachée observent Jésus (cf. Lc 19, 7) ; leur murmure désapprobateur se veut une expression de l’amour de la justice. Ils ignorent cependant la justice de l’amour qui s’ouvre jusqu’à l’extrême, jusqu’à faire passer en soi la « malédiction » due aux humains, pour qu’ils reçoivent en échange la « bénédiction » qui est le don de Dieu (cf. Ga 3, 13-14) ».
3.6. Justice restaurative
Cette forme de justice est évoquée au n. 83 de Africae Munus, où lePape aborde la question de la criminalité ainsi que des systèmes judiciaires et carcéraux : « Aux agents pastoraux revient la tâche d’étudier et de proposer la justice restaurative comme un moyen et un processus pour favoriser la réconciliation, la justice et la paix, et la réinsertion dans les communautés des victimes et des offenseurs » (A.M. n. 83). Comme on peut le déduire facilement de cette citation, la justice restaurative ou restauratrice, dont l’une des expressions est la justice transitionnelle, vise essentiellement à restaurer les relations brisées, à refaire l’unité des communautés et à réintégrer les coupables dans le cercle social auquel ils appartenaient. Cette justice va bien au-delà du simple mérite.
4. La paix dans Africae Munus.
Associé dans la plupart des cas aux deux substantifs « réconciliation » et « justice », le mot « paix » revient 95 fois dans l’Exhortation Apostilique Africae Munus. Son utilisation dans ce document est d’une richesse étonnante que nous ne pouvons qu’évoquer rapidement en mettant en relief quelques unes des caractéristiques de la paix présentées par le Saint Père.
4.1. De la paix des hommes à la paix de Dieu
Le Pape établit une distinction fondamentale entre les paix des hommes (AM n. 18) et la paix du Seigneur (AM n. 11.18) qu’il appelle encore la paix du Christ (AM n. 99.170). « « Je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne », dit le Seigneur, qui ajoute « non pas comme le monde la donne » (Jn 14, 27). La paix des hommes qui s’obtient sans la justice est illusoire et éphémère » (AM n. 18). « C’est le Christ seul qui est le vrai et l’unique «Prince de la paix ». Sa naissance est le gage de la paix messianique telle qu’elle a été annoncée par les prophètes (cf. Is 9, 5-6 ; 57, 19 ; Mi 5, 4 ; Ep 2, 14-17). Cette paix ne vient pas des hommes, mais de Dieu. Elle est le don messianique par excellence. Cette paix conduit à la justice du Royaume qu’il convient de chercher à temps et à contretemps dans tout ce qui se fait (cf. Mt 6, 33), afin qu’en toute circonstance la gloire soit rendue à Dieu (cf. Mt 5, 16) » (A.M. 99).
4.2. La paix est le fruit de la conversion (AM n. 19.175)
« Si l’on ne crée pas dans les cœurs la force de la réconciliation, le présupposé intérieur manque à l’engagement politique pour la paix. Les membres du Synode se sont engagés en vue de cette purification intérieure de l’homme qui constitue la condition préliminaire essentielle à l’édification de la justice et de la paix » (A.M. n. 19)
4.3. La paix est inséparable du pardon (A.M. 43)
« Dans une saine vie familiale, on fait l’expérience de certaines composantes fondamentales de la paix : la justice et l’amour entre frères et sœurs, la fonction d’autorité manifestée par les parents, le service affectueux envers les membres les plus faibles parce que petits, malades ou âgés, l’aide mutuelle devant les nécessités de la vie, la disponibilité à accueillir l’autre et, si nécessaire, à lui pardonner. C’est pourquoi, la famille est la première et irremplaçable éducatrice à la paix» (AM n. 43)
4.4. La paix nécessite un engagement politique (A.M. 19.81)
L’expression est utilisée au numéro 19 de l’Exhortation Apostolique et reprise au numéro 81 où il est question de la gestion de l’ordre juste : « Un instrument majeur au service de la réconciliation, de la justice et de la paix, peut être l’institution politique dont le devoir essentiel est la mise en place et la gestion de l’ordre juste. Cet ordre est à son tour au service de la « vocation à la communion des personnes ». Pour concrétiser un tel idéal, l’Église en Afrique doit contribuer à édifier la société en collaboration avec les autorités gouvernementales et les institutions publiques et privées engagées dans l’édification du bien commun » (AM. N. 81). De manière particulière, le Pape insiste sur la collaboration entre l’Eglise et l’Etat dans l’édification ordre juste. Il aborde également la question de l’équité (AM n. 174),de la sécurité (AM n. 85), de la solidarité (AM n. 24.84.86.87)
4.5. La paix est un fruit de l’amour (A.M. 1.2.43)
Au numéro 23 de l’Exhortation Apostolique, le Saint Père cite l’amour parmi les composantes essentielles de la paix.
4.6. Pas de paix sans liberté religieuse ( A.M. 94)
« Si nous tous, croyants en Dieu, désirons servir la réconciliation, la justice et la paix, nous devons œuvrer ensemble pour bannir toutes les formes de discrimination, d’intolérance et de fondamentalisme confessionnel. Dans son œuvre sociale, l’Église ne fait pas de distinction religieuse. Elle aide qui est dans le besoin, qu’il soit chrétien, musulman ou animiste. Elle témoigne ainsi de l’amour de Dieu, créateur de tous et encourage les adeptes d’autres religions à une attitude respectueuse et à une réciprocité dans l’estime. J’invite toute l’Église à chercher, par un patient dialogue avec les musulmans, la reconnaissance juridique et pratique de la liberté religieuse, de telle sorte qu’en Afrique chaque citoyen jouisse, non seulement du droit au choix libre de sa religion[148]et à l’exercice du culte, mais aussi du droit à la liberté de conscience.[149]La liberté religieuse est la voie de la paix » (A.M. n. 94).
4.7. La paix dans le monde dépend de la paix dans l’Eglise (A.M. n. 97.104)
« (….) dans une Afrique marquée par des contrastes, l’Église doit indiquer clairement le chemin vers le Christ. Elle doit montrer comment se vit, dans la fidélité au Christ Jésus, l’unité dans la diversité enseignée par l’Apôtre » (AM n. 97)
4.8. La paix et les sacrements (A.M. n. 111)
« Investissez-vous intensément dans la mise en œuvre de la pastorale diocésaine pour la réconciliation, la justice et la paix, notamment par la célébration des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie, la catéchèse, la formation des laïcs et l’accompagnement des responsables de la société. Tout prêtre doit pouvoir se sentir heureux de servir l’Église » (AM. N. 111).
4.9. La paix se construit : les Commissions Justice et Paix (A.M. 23)
« Grâce aux Commissions Justice et Paix, l’Église s’est engagée dans la formation civique des citoyens et dans l’accompagnement du processus électoral en différents pays. Elle contribue ainsi à l’éducation des populations et à l’éveil de leur conscience et de leur responsabilité civiques. Ce rôle éducatif particulier est apprécié par un grand nombre de pays qui reconnaissent l’Église comme un artisan de paix, un agent de réconciliation, et un héraut de la justice » (AM n. 23).
II. CONTRIBUTION DES PRETRES AU PROCESSUS DE JUSTICE, RECONCILIATION ET PAIX
1. Les principes de notre contribution
En abordant la question de la contribution de l’Eglise à la construction d’un ordre social juste susceptible de favoriser la paix entre les peuples, le Saint Père tient d’abord à préciser le cadre des interventions de l’Eglise: « Il ne fait pas de doute que la construction d’un ordre social juste relève de la compétence de la sphère politique. Cependant, une des tâches de l’Église en Afrique consiste à former des consciences droites et réceptives aux exigences de la justice pour que grandissent des hommes et des femmes soucieux et capables de réaliser cet ordre social juste par leur conduite responsable. Le modèle par excellence à partir duquel l’Église pense et raisonne, et qu’elle propose à tous, c’est le Christ. Selon sa doctrine sociale, « l’Église n’a pas de solutions techniques à offrir et ne prétend “aucunement s’immiscer dans la politique des États”. Elle a toutefois une mission de vérité à remplir […] une mission impérative. Sa doctrine sociale est un aspect particulier de cette annonce : c’est un service rendu à la
vérité qui libère » (A.M. n. 22). Le rôle de l’Eglise ne saurait donc être confondu à celui d’une faculté de sciences politiques ou d’un cabinet d’études sociologiques. Il s’agit d’une mission spirituelle dans le respect de l’autonomie de l’Etat et de la liberté de l’Eglise.
2. Rallumer l’espérance
La première tâche évoquée par le Pape dès les premières lignes du document est celui de l’exhortation à l’espérance : « Face aux nombreux défis que l’Afrique souhaite relever pour devenir toujours plus une terre de promesses, l’Église pourrait être tentée, comme Israël, par le découragement, mais nos ancêtres dans la foi nous ont montré la juste attitude à avoir. Ainsi Moïse, le serviteur du Seigneur, « par la foi … comme s’il voyait l’Invisible, tint ferme » (Hb 11, 27). L’auteur de la Lettre aux Hébreux nous le rappelle : « La foi est la garantie des biens que l’on espère, la preuve des réalités qu’on ne voit pas » (11, 1). J’exhorte donc l’Église entière à poser sur l’Afrique ce regard de foi et d’espérance. Jésus-Christ, qui nous a invités à être « le sel de la terre » et « la lumière du monde » (Mt 5, 13. 14), nous offre la puissance de l’Esprit pour réaliser toujours mieux cet idéal » (A.M. n. 5 cf. n. 9 et 13). Notre premier devoir envers notre pays est celui d’aider les concitoyens à ne pas sombrer dans le désespoir, dont l’une des expressions malheureuses est la violence. Mais l’espérance n’est pas une négation de la réalité. Elle est, au contraire, l’expression de notre confiance en Dieu
3. Vivre pleinement notre identité de prêtres
Avant de se traduire en actions concrètes en faveur de notre peuple, notre contribution consiste d’abord à assumer notre identité de pasteurs. Le Saint Père nous exhorte donc au témoignage de justice, de réconciliation et de paix : « Chers prêtres, écrit-il, souvenez-vous que votre témoignage de vie pacifique, par-delà les frontières tribales et raciales, peut toucher les cœurs. L’appel à la sainteté nous invite à devenir des pasteurs selon le cœur de Dieu, qui font paître le troupeau avec justice (cf. Ez 34, 16). Céder à la tentation de vous transformer en guides politiques ou en agents sociaux, serait trahir votre mission sacerdotale et desservir la société qui attend de vous des paroles et des gestes prophétiques. Saint Cyprien le disait déjà : « Ceux qui ont l’honneur du divin sacerdoce […] ne doivent prêter leur ministère qu’au sacrifice et à l’autel, et ne vaquer qu’à la prière » (A.M. 108).
Afin de remplir cette mission à travers notre propre exemple, le Saint Père nous invite à prendre soin de notre vie intérieure : « Face à la complexité des situations auxquelles vous êtes confrontés, je vous invite à approfondir votre vie de prière et votre formation continue ; que celle-ci soit à la fois spirituelle et intellectuelle. Devenez des familiers des Saintes Écritures, de la Parole de Dieu que vous méditez chaque jour et que vous expliquez aux fidèles. Développez aussi votre connaissance du Catéchisme, des documents du Magistère ainsi que de la Doctrine sociale de l’Église. Vous serez ainsi capables, à votre tour, de former les membres de la communauté chrétienne dont vous êtes les responsables immédiats pour qu’ils deviennent d’authentiques disciples et témoins du Christ » (A.M. 109).
L’obéissance à l’évêque et la fidélité aux engagements sacerdotaux sont les signes concrets d’un tel témoignage : « Vivez avec simplicité, humilité et amour filial, votre obéissance à l’Évêque de votre diocèse (……) Édifiez vos communautés chrétiennes par votre exemple en vivant dans la vérité et la joie vos engagements sacerdotaux : le célibat dans la chasteté et le détachement des biens matériels. Vécus avec maturité et sérénité, ces signes
qui sont particulièrement conformes au style de vie de Jésus, expriment « le don total et exclusif au Christ, à l’Église et au Règne de Dieu ». Investissez-vous intensément dans la mise en œuvre de la pastorale diocésaine pour la réconciliation, la justice et la paix, notamment par la célébration des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie, la catéchèse, la formation des laïcs et l’accompagnement des responsables de la société. Tout prêtre doit pouvoir se sentir heureux de servir l’Église » (A.M. n. 111).
Face à la tentation de l’argent et du pouvoir, il nous demande d’autre part de savoir faire des choix conformes à notre vocation : « Suivre le Christ sur le chemin du sacerdoce demande à faire des choix. Ils ne sont pas toujours faciles à vivre. Les exigences évangéliques, codifiées au cours des siècles par l’enseignement du Magistère, paraissent radicales aux yeux du monde. Il est difficile parfois de les suivre, mais cela n’est pas impossible. Le Christ nous apprend qu’il n’est pas possible de servir à la fois deux maîtres (cf. Mt 6, 24). Il fait certes référence à l’argent, ce trésor temporel qui peut occuper notre cœur (cf. Lc 12, 34), mais il fait également référence aux innombrables autres biens que nous possédons : notre vie, notre famille, notre éducation, nos relations personnelles par exemple. Il s’agit là de biens précieux et admirables qui sont constitutifs de nos personnes. Mais, le Christ demande à celui qu’il appelle, de s’abandonner totalement à la Providence. Il demande un choix absolu (cf. Mt 7, 13-14) qu’il nous est parfois difficile de comprendre et vivre ». (A.M. n. 112).
Le Saint Père nous invite, enfin, à la réconciliation entre nous, en Eglise, pour être des instruments efficaces de cette réconciliation : « Pour aider les sociétés africaines à guérir des blessures de la division et de la haine, les Pères du Synode invitent l’Église à se souvenir qu’elle porte en son sein les mêmes blessures et amertumes. Dès lors, elle a besoin que le Seigneur l’en guérisse pour qu’elle atteste, de manière crédible, que le Sacrement de la Réconciliation panse et guérit les cœurs meurtris » (A.M. n.155)
4. Eduquer (en spiritualité, morale et civisme)
Ce mot revient 25 fois dans le document et 4 fois dans le numéro 23 consacré spécifiquement à cette mission particulière de l’Eglise. La tâche confiée à celle-ci consiste d’abord à « éduquer le monde au sens religieux en proclamant le Christ », mais aussi à « former des consciences droites et réceptives aux exigences de la justice » (A.M. n.22), à donner la formation civique aux citoyens face à leurs responsabilités et à leurs droits. « Grâce aux Commissions Justice et Paix, l’Église s’est engagée dans la formation civique des citoyens et dans l’accompagnement du processus électoral en différents pays. Elle contribue ainsi à l’éducation des populations et à l’éveil de leur conscience et de leur responsabilité civiques. Ce rôle éducatif particulier est apprécié par un grand nombre de pays qui reconnaissent l’Église comme un artisan de paix, un agent de réconciliation, et un héraut de la justice (…..) L’Église désire être le signe et la sauvegarde de la transcendance de la personne humaine. Elle doit aussi éduquer les hommes à rechercher la vérité suprême face à ce qu’ils sont et à leurs interrogations pour trouver des solutions justes à leurs problèmes » (A.M. n. 23). Dans cette œuvre d’éducation chrétienne des fidèles, la doctrine sociale de l’Eglise occupera une place importante : « Pour apporter une contribution forte et qualifiée à la société africaine, il est indispensable de proposer aux étudiants une formation à la Doctrine sociale de l’Église. Cela aidera ainsi l’Église en Afrique à préparer, avec sérénité, une pastorale qui rejoint l’être de l’Africain et le réconcilie avec lui-même dans l’adhésion au Christ. Il incombe aux Évêques, encore une fois, de soutenir une pastorale de l’intelligence
et de la raisonqui crée une habitude de dialogue rationnel et d’analyse critique dans la société et dans l’Église » (A.M. n.137).
A ce propos, j’estime urgent d’instituer au niveau national et dans nos diocèses des aumôneries pour les cadres catholiques, afin d’aider ceux-ci à assumer avec responsabilité leurs engagements chrétiens au sein de la société. De même, nous devons saisir toutes les occasions qui nous sont offertes pour accompagner de nos conseils l’action de nos amis et connaissances qui évoluent dans le monde de la politique.
5. Accompagner dans la prière
L’effort en vue d’édifier un monde plus juste, réconcilié et pacifique doit être soutenu par une vie de prière authentique. Voilà pourquoi les responsables religieux sont invités à prier et faire prier pour leurs pays, comme le recommande l’Apôtre Paul dans 1 Tm 2,1-4. Nos peuples ont besoin d’être guéris en profondeur pour réussir leur processus de réconciliation. A ce titre, le Pape recommande vivement aux prêtres de placer l’Eucharistie et la réconciliation au centre de leur ministère pastoral : « Pour aider les sociétés africaines à guérir des blessures de la division et de la haine, les Pères du Synode invitent l’Église à se souvenir qu’elle porte en son sein les mêmes blessures et amertumes. Dès lors, elle a besoin que le Seigneur l’en guérisse pour qu’elle atteste, de manière crédible, que le Sacrement de la Réconciliation panse et guérit les cœurs meurtris. Ce Sacrement renoue les liens rompus entre la personne humaine et Dieu et restaure les liens dans la société ». (A.M. n.155). Il propose également, pour encourager la réconciliation, de « célébrer tous les ans dans chaque pays africain « un jour ou une semaine de réconciliation, particulièrement pendant l’Avent ou le Carême » (A.M. n.157).
L’une des grâces principales à implorer dans ces prières est celle de la conversion des cœurs, afin que les uns et les autres puissent rompre avec les pratiques et attitudes contraires à l’Evangile. C’est sans doute dans cet esprit que certains d’entre vous ont proposé d’organiser une prière de délivrance du Togo, une idée qui a sans doute besoin d’être approfondie.
6. Assurer la vigilance (Mission de sentinelle)
« Dans la situation actuelle de l’Afrique, l’Église est appelée à faire entendre la voix du Christ (…..) À cause du Christ et par fidélité à sa leçon de vie, elle se sent poussée à être présente là où l’humanité connaît la souffrance et à se faire l’écho du cri silencieux des innocents persécutés, ou des peuples dont des gouvernants hypothèquent le présent et l’avenir au nom d’intérêts personnels. Par sa capacité à reconnaître le visage du Christ dans celui de l’enfant, du malade, du souffrant ou du nécessiteux, l’Église contribue à forger lentement mais sûrement l’Afrique nouvelle. Dans son rôle prophétique, chaque fois que les peuples crient vers elle: « Veilleur, où en est la nuit ? » (Is 21, 11), l’Église désire être prête à rendre raison de l’espérance qu’elle porte en elle (cf. 1 P 3, 15) car une aube nouvelle pointe à l’horizon (cf. Ap 22, 5) » (A.M. n.30).
7. Interpeller
Face aux situations d’injustice et de crise que traversent nos sociétés, nous avons la mission d’interpeller les acteurs en dénonçant le mal et en invitant à la conversion. « La préoccupation majeure des membres du Synode, face à la situation du continent, a été de chercher comment mettre dans le cœur des Africains disciples du Christ la volonté de s’engager effectivement à vivre l’Évangile dans leur vie et dans la société. Le Christ appelle constamment à la metanoia, à la conversion.[51]Les chrétiens sont marqués par l’esprit et les habitudes de leur époque et de leur milieu. Mais par la grâce de leur baptême, ils sont invités
à renoncer aux tendances nocives dominantes et à aller à contre-courant. Un tel témoignage exige un engagement résolu dans « une conversion continue vers le Père, source de toute vraie vie, l’unique capable de nous délivrer du mal, de toute tentation et de nous maintenir dans son Esprit, au sein même du combat contre les forces du mal » (A.M. n.32).
Rappelons, toutefois, que cette mission d’interpellation face aux injustices doit être menée à la manière du Christ, c’est-à-dire dans l’amour : « Le Christ ne propose pas une révolution de type social ou politique, mais celle de l’amour, réalisée dans le don total de sa personne par sa mort sur la Croix et sa Résurrection. Sur cette révolution de l’amour se fondent les Béatitudes (Mt 5, 3-12) » (A.M. n.26).
8. Défendre les catégories défavorisées
Un dernier aspect de la contribution que nous devons apporter concerne la défense des couches sociales défavorisées, notamment les personnes âgées (A.M. n.47), les femmes (A.M. nn.55-60), les jeunes (A.M. n.60), les enfants (A.M. n.65) etc… Bien souvent, dans les contextes des pays africains, la marginalisation prend une coloration ethnique, régionale, religieuse ou « partisane ». Notre action en faveur de la justice et de la réconciliation ne saurait ignorer ces formes de discrimination.
CONCLUSION
Nous voici parvenus au terme de notre parcours en trois étapes qui nous a permis d’examiner rapidement les thèmes de la réconciliation et de la justice dans l’Exhortation Apostolique Africae Munus avant de dégager quelques pistes d’action en faveur de ces exigences essentielles de notre continent africain.
En terminant cette communication qui, d’ailleurs, n’a fait qu’évoquer quelques sujets développés amplement dans ledit document, je voudrais lancer, sous forme de boutade, ces questions provocatrices que m’a adressées un jour un ami à qui j’exprimais ma déception par rapport à certains hommes politiques du Togo : « Pourquoi l’Eglise se plaint-elle ? M’a-t-il rétorqué d’un air surpris, vous n’avez que ce que vous méritez. S’ils sont ainsi c’est parce que vous ne les avez pas suffisamment formés. N’ont-ils pas, pour la plupart, fréquenté vos écoles ? Les dimanches ne sont-ils pas toujours aux premiers rangs dans vos églises ? ». Cet ami, a-t-il vraiment tort ? Comment pouvons-nous essayer de redresser la situation ?
J’ose vivement espérer que mes propos vous ont permis de recueillir quelques éléments de réponse à ces questions.
TRAVAUX EN CARREFOUR
1. Quels sont, à votre avis, les efforts de réconciliation, de justice et de paix que l’Eglise doit réaliser en son sein pour répondre au souhait de Africae Munus n. 108.169.89 et 94 ? (Groupe 1 & 5)
2. Quelles actions concrètes l’Eglise peut-elle mener, à court, moyen et long terme, pour favoriser la justice, la réconciliation et la paix dans nos pays ? (Groupe 2)
3. Que doit faire l’Eglise pour former davantage les consciences des fidèles laïcs selon le vœu de Africae Munus n. 22 ? (Groupe 3)
4. Quels sont, à votre avis, les obstacles à la réconciliation dans nos pays ? Quelles sont les menaces contre la paix ? (Groupe 4)
MISE EN COMMUN
Groupes 1 & 5:
La réponse au souhait de Africae Munus nn.108, 169, 89 et 94 exige de l’Eglise, elle-même, d’énormes efforts de réconciliation en son sein. Il faudra, à cet effet, que chaque Chrétien s’évertue à se réconcilier avec soi-même et avec Dieu. Nos Eglises doivent parvenir à éradiquer les divisions sur les paroisses (entre fidèles, et entre clergé et fidèles). Jusqu’alors, l’Eglise porte beaucoup d’inégalités en son sein. Il conviendrait de défaire ces inégalités – chrétiens de première et seconde classes, ou clergé de première et seconde classes – et procéder à une formation de consciences chrétiennes.
Il n’y a pas de réconciliation sans la conversion. Ainsi va-t-il falloir un travail continu de conversion, une vie de disciple, un changement de mentalité, une attitude de générosité, de simplicité et d’humilité, une capacité d’analyse et d’autocritique, une application à vivre ce que l’on prêche, un rapport sobre vis-à-vis de l’argent et du pouvoir, un esprit ouvert à l’acceptation de l’autre. Un tel témoignage de vie pacifique contribuerait aussi au renforcement de l’Œcuménisme.
La prière est source de Réconciliation. Au temps de discorde, une communauté qui prie ensemble devrait arriver à se réconcilier.
A ce point Mgr. Nicodème rappelle les étapes qui mènent à une vraie réconciliation : Identification des causes, Réconciliation avec Dieu, Réconciliation interpersonnelle, et Réconciliation symbolique qui est le signe concret et visible d’une authentique Réconciliation.
Groupe 2 :
La Réconciliation est souvent entravée par l’impunité, le manque de dialogues francs, l’ignorance, l’intolérance, les prises de décisions peu muries voire irréfléchies, et la corruption.
La Paix, quant à elle, se trouve menacée par les jeux de victimes, les manipulations de la jeunesse, les rivalités ethniques, les complicités dans le mal, la misère, le désir de vivre par-dessus son niveau, le péché structurel, le truquage des élections, les injustices, l’incapacité d’accepter la vérité, la vente et le trafic des armes par les puissances occidentales, l’éloignement de Dieu.
Groupe 3 :
En vue de former davantage les consciences des fidèles laïcs, l’Eglise peut se servir des moyens de communication (mass medias), du Sacrement de la Réconciliation, des homélies et autres formes d’instruction chrétienne. Les pasteurs pourront envisager une relecture de l’Exhortation « Africae Munus » ensemble avec les fidèles dans le but de susciter un plus grand désir de mettre en pratique ses recommandations. Le témoignage de vie dans l’humilité, le dialogue, la gestion responsable des biens sera aussi une voie pédagogique assez efficace. On tâchera d’éduquer les fideles à une plus grande capacité d’autocritique, aiguiser leur conscience au sens du bien commun, soutenir les familles chrétiennes dans l’éducation des enfants aux valeurs de la Réconciliation, Justice et Paix et aux devoirs civiques.
Groupe 4 :
Pour que l’Eglise parvienne à consolider la Paix dans nos pays, il va falloir d’abord et avant tout, qu’elle s’engage à se réconcilier en son sein même, et surtout, qu’il y ait un climat d’entente entre les Evêques et leur clergé. La formation des prêtres doit instruire les candidats (futurs prêtres) sur les bienfaits de la Paix et les dangers de la violence. Il faudra que les Chrétiens s’engagent à détruire les murs du tribalisme et de l’ethnicité qui empêchent souvent la cohésion sociale. On doit veiller à ce que les commissions Justice et Paix soient plus fonctionnelles dans les paroisses. Il est aussi indispensable que les Evêques donnent à l’Eglise des Orientations claires pendant les moments de crises.
Choix provincial d’orientations en vue de la JPIC
Notre mission au Togo, au Ghana et au Benin exige une présence prophétique en matière de JPIC. La Réconciliation, la Justice et la Paix sont des valeurs que le missionnaire lui-même incarne, tout d’abord, avant de les proposer aux fidèles :
1. Dans nos communautés, nous porterons un témoignage de frères qui évangélisent dans la charité comme communauté. Ce témoignage évangélique gagnera plus d’efficacité dans la mesure où nos communautés ont un visage de communautés réconciliées.
Pour mieux progresser dans cet engagement communautaire à la JP, nous choisissons :
· D’approfondir personnellement et communautairement les documents du magistère et la doctrine sociale de l’Eglise.
· Nous profiterons des temps forts dans l’année liturgique pour vivre au sein de chaque communauté « la promotion fraternelle » comme moyen de croissance dans la fidélité à notre vocation missionnaire.
2. Dans le champ pastoral, nous réaffirmons notre choix à faire cause commune avec les plus pauvres et marginalisés, partageant leurs difficultés, que nous soyons engagés en paroisse, en Animation missionnaire ou en formation.
Concrètement, nous choisissons de redynamiser les commissions JP dans nos communautés paroissiales. Elles contribueront alors à :
· l’éducation des masses aux valeurs de JPIC
· cheminer avec nos Eglises locales
· promouvoir l’œcuménisme et le dialogue interreligieux pour un chemin de réconciliation
· faire face aux problèmes du peuple
· intervenir en faveur des plus démunis
· éveiller une conscience sociale plus responsable
· créer un réseau de relations (collaborateurs spécialisés : tels que médecins, psychologues, avocats, juges,…) qui nous aidera à affronter les multiples problèmes de nos populations.
Une attention particulière sera accordée aux jeunes en vue de les aider à devenir protagonistes cette société renouvelée à la lumière de l’Evangile.
MERCREDI, 30 Janvier
Thème du Jour : LE DIRECTOIRE PROVINCIAL
La journée a commencé avec la célébration eucharistique (Laudes intégrées) présidée par P. Anicet LABITE. Les travaux de l’Assemblée ont ensuite repris après le Petit déjeuner.
Cette journée du mercredi a été totalement consacrée à la relecture, révision finale et adoption consensuelle du Directoire Provincial par l’Assemblée. Le texte corrigé sera présenté au prochain conseil provincial en vue d’une approbation définitive. Dès lors, il va acquérir une force normative dans la vie de notre province.
DEUXIEME PARTIE
JEUDI, 31 Janvier
Thème du Jour: REVISION ET PROGRAMMATION ANNUELLE DE LA PROVINCE
RAPPORTS DES SECRETARIATS ET VIE DE LA PROVINCE
L’Eucharistie en début de journée a été présidée par P. Boris KETEMEPI. Les travaux de l’Assemblée ont repris après le petit déjeuner.
RAPPORT DU SECRETARIAT DE L’EVANGELISATION
Nous remercions le Seigneur qui nous a permis une fois encore de cheminer tout au long de l’année pastorale qui vient de s’écouler. Comme chaque année, nous nous sommes inspirés d’un programme que nous avons soigneusement établi au début de l’année. Le programme est le suivant:
· Mardi 8 mars 2012 : 1è rencontre de l’année
· Mercredi 9 mai 2012 : 2è rencontre de l’année
· Le secrétariat se réunit le 10 octobre (dans l’après-midi)
· Rencontre de formation sur Africae Munus, le 5 novembre 2012 : M. Kwakuvi nous a parlé du phénomène des sectes à 9h.
· Le 4 décembre, dernière rencontre de l’année.
Au cours de cette même année, j’ai représenté la province en Ouganda, à Layibi, à l’occasion de la rencontre continentale combonienne sur l’Islam dans le mois d’avril. Nous avons essayé de vivre ces moments dans notre équipe.
Permettez- moi de revenir sur deux dates qui me semblent importantes pour notre secrétariat et pour tous les agents pastoraux : La rencontre à Layibi et celle avec monsieur Kwakouvi.
En Avril, la réflexion à Layibi tournait autour du thème « La Da’wa Islamique : une menace ou un défi pour l’évangélisation ? » La Da’wa est ici entendu comme l’appel islamique à la conversion. Et comme l’islam ne passe pas toujours par des voies pacifiques pour appeler à la conversion, nous sommes en face d’un gros défi dans notre activité apostolique au jour le jour. Nous ne devons pas rester indifférents face à l’islam. La province doit se réveiller et investir autant que possible le personnel nécessaire pour s’intéresser à ce secteur de l’évangélisation. Dans son intervention pendant cette rencontre de Layibi le père Mariano secrétaire général de l’évangélisation rappelait avec insistance la nécessité d’appartenir au secrétariat de l’évangélisation tous ceux qui prennent part à cette rencontre sur l’islam. Le groupe en outre doit s’engager dans la réflexion sur le dialogue interreligieux et participer à répondre aux questions qui sont traitées pendant la rencontre continentale. Il y a eu l’exhortation entre autre à prendre soin de nos communautés de base, cultiver le sens de la fraternité profonde au sein de ces groupes, bien former les membres dans la connaissance de la doctrine chrétienne. La connaissance d’eux-mêmes et l’amour qui les unira les uns aux autres constituera une force qui les protègera contre les ruses de l’islam qui veut endoctriner tout le monde .En outre, on nous invitait à prendre conscience de la rapidité avec laquelle l’islam progressait dans le monde et par conséquent, cela doit faire partie de nos soucis majeurs dans l’évangélisation. Nous devons donc nous intéresser à ce domaine et avoir
une formation en islamologie. Ceci est très nécessaire car l’islam durcit toujours plus dans la possibilité d’accéder au dialogue avec lui. Nous devons toujours nous former, bien former nos chrétiens. Sans nous connaître, nous ne pouvons pas connaître l’islam.
Probablement, notre province abritera la prochaine rencontre continentale sur l’islam en 2014.
Le 5 novembre, nous avons vécu un moment fort et intense avec monsieur Kwakuvi. Tout compte fait, nous devons être vigilants face à la pression des sectes pour ne pas nous laisser prendre par leur piège. Nous avons déploré trop d’absence de confrères.
Tout au long de l’année, nous nous sommes investis un peu plus dans le domaine de la Justice et Paix. Le Conseil provincial nous a demandé de dégager quelqu’un à temps plein pour ce secteur de l’évangélisation. Le père Elias Afola fut désigné et son choix a été approuvé par le conseil provincial. Notre dernière contribution a été en vue de la préparation de l’assemblée provinciale 2013.
Enfin, nous nous tournons vers l’exploitation du document final de la Ratio Missionis qui nous occupera beaucoup au cours de cette année. Dans le domaine de Justice et Paix, nous essayerons dans la mesure du possible d’explorer les pistes que la présente assemblée nous trace dans notre apostolat tout en cherchant d’accorder une attention à ce secteur dans nos vies communautaires.
Pour le secrétariat de l’évangélisation,
P. Paul Djago
RAPPORT DU SECRETARIAT DE L’ANIMATION MISSIONNAIRE
Introduction
Comme cela a été rappelé dans le rapport de ce même secrétariat lors de l’Assemblée provinciale de 2012, l’Animation missionnaire reste toujours une priorité dans notre province. Et malgré le manque de personnel qui se fait sentir, la province a dégagé 4 à 5 confrères à plein temps pour ce secteur. Cela qualifie notre présence et notre engagement dans nos Eglises qui nous accueillent et dans lesquelles nous sommes insérés face à la traditionnelle pastorale paroissiale.
Le secrétariat a tenu ses trois rencontres ordinaires de l’année, et toujours a partagé les conclusions avec le conseil provincial qui portent essentiellement surtout sur le souci des défis et des perspectives d’avenir de notre présence.
On ne souhaite pas la mort d’un confrère avec qui l’on a vécu et partagé un bout de chemin ensemble en mission. Mais la mort est un élément incontournable et non négociable dans notre vie. Par devoir de mémoire, nous nous souvenons du Fr Alfio Guzzardi. Il est impérieux que la figure du Frère Alfio soit présentée comme une chance dans le travail de l’animation missionnaire et/ou de la promotion des vocations ; et plus particulièrement aux jeunes et aussi à toute l’Eglise locale encore fortement marquée encore du cléricalisme. Cela constituerait encore une chance de voir une autre forme de témoigner l’Evangile en prenant les paroles de Paul VI à Kampala « le monde aujourd’hui a plus besoin de témoins que de maîtres ». Donner sa vie est une forme de charité. « La charité, seule la charité sauvera le monde » ( Don Orione ). Alfio, du haut des cieux prie pour la vocation de Frères pour ta province.
1. Situation de l’Animation Missionnaire en province
Le sexennat a mis comme cahier de charge des objectifs clairs en province pour l’animation missionnaire :
· Animer l’Eglise locale pour qu’elle devienne missionnaire
· Engager toutes nos communautés dans l’AM
· Donner un nouvel élan à notre animation pour la rendre plus courageuse et plus créatrice ( ...plus prophétique )
· Engager davantage les laïcs en les formant dans ce secteur
Le secrétariat dans ses rencontres trouve des stratégies pour concrétiser ces objectifs avec l’aide des trois CAM (Centre d’ Animation Missionnaire)
1.1. Rappel du travail habituel de l’Animation
Au Ghana ( P. John Tasiame et Sc John Hammond )
· Le centre offre l’hospitalité fréquente comme moyen d’animation
· Anime les différentes retraites, recollections aux séminaires, fidèles et au clergé diocésain
· Contact avec le clergé diocésain à travers les visites
· Organisation et animation de la fête des parents
· Suivi et contact avec les jeunes du groupe des vocations
Au Togo ( P. Abel Guéli et P. Boris Kétémépi – pour l’année 2012)
· Organisation de la fête des parents des confrères autochtones
· Préparation des vœux perpétuels et ordinations
· Célébration de l’envoi en mission pour les confrères nouvellement ordonnés
· Animation de la petite communauté chrétienne de Cacaveli
· Contact et suivi des groupes de jeunes en discernement vocationnel
· Organisation logistique des sessions de vocations et de la semaine du discernement.
· Contact avec les paroisses non comboniennes ( sud au nord ) : 121 paroisses (année de tous les voyages ).
Au Bénin (P. Yves Gbenou et P. Canisius Metin )
· Animation de la fête des parents
· Projection de films pour les jeunes
· Activités de promotion vocationnelle
· Animation de l’Amicale
2. Les Moyens
En ressources humaines, les confrères qui travaillent dans le secteur (secrétariat et CAM) sont déjà connus. A ce groupe, s’ajoutent, il faut le dire, nos communautés comboniennes, les comboniennes et le postulat qui contribuent aussi et plus spécialement dans la diffusion de nos revues.
En moyen matériel :
· La revue New People, reçue en maquette depuis Nairobi et retravaillée au CAM de Kaneshie avec des pages consacrées à la vie de l’Eglise locale insérée dans la culture. Le nombre de copies varie entre 3000 et 3.500.
· La revue Afriquespoir : la maquette vient de Kinshasa. Elle commence petit à petit à avoir une couleur locale avec insertion des articles et images de chez nous. Le projet est de rejoindre l’effort qui se fait à Kaneshie par rapport à la revue. 3.500 copies sont jusqu’à maintenant(2012) imprimées et diffusées entre Togo, Bénin, Tchad et Centrafrique. A notre avis, vu le contact avec un bon nombre de paroisses non comboniennes réalisé en 2012 au Togo, la revue pourrait être proposée davantage.
· Les Livres Afriquespoir : les maquettes sont toujours reçues du centre Afriquespoir de Kinshasa et imprimées à Lomé sur place. Ils sont distribués au Togo, au Bénin, au Tchad, en RCA et maintenant petit à petit au Burkina Faso à travers une communauté de Don Orione à Ouagadougou.
· Revue et feuillet au CAM de Lomé : « Le Maître t’appelle » est distribué pour augmenter le désir à la vie religieuse auprès des jeunes. Le feuillet n’a pas apparu en 2012 pour des raisons propres du Centre. Il sortira cette année pour les amis et parents des confrères autochtones.
· Les calendriers
3 . Succès – Défis – Perspectives pour l’avenir
3.1. Les succès
Il y a une facilité à entrer dans les paroisses, à rencontrer les curés et à proposer nos programmes. Nous sommes convaincus du contact humain irremplaçable dans l’animation. Dans ce sens la revue et autres publications constituent un bel outil de rencontre.
Toute la province s’embarque dans le travail de la diffusion des matériels dans nos paroisses comboniennes.
Organisation et participation de tout le secrétariat dans la rencontre de formation de l’animation missionnaire des pays francophones à Cotonou le mois de novembre dernier. Nous espérons la conclusion de cette rencontre (formation sur « nouvelle évangélisation », Centre Afriquespoir, la revue Afriquespoir, rapport des provinces, brouillon de la charte confiée au TGB.)
3.2 Les défis
· Une animation appropriée pour encourager la culture à la lecture ( soin aux revues : qualité de papier, les photos, la présentation et autres initiatives..)
· Une animation difficile à se prendre en charge économiquement car nous continuons à être, malheureusement perçue comme riche (à travers notre style de vie… ?)
· Nos groupes « Amicales » devraient vraiment soutenir l’action de l’animation, mais force est de constater qu’ils sont toujours à la recherche de leur propre identité et encombre le travail. Le secrétariat avait informé en son temps la difficulté rencontrée pour un travail et a fait de propositions claires : l’idée serait de dissoudre ce groupe, entamer une réflexion au secrétariat sur ce que nous voulons pour répondre mieux aux objectifs du sexennat : former et engager davantage les laïcs dans ce secteur.
· La formation d’un confrère au journalisme pour soutenir nos revues, publications et notre site web. Un site est toujours mis à jour, s’alimente et produit de « bonnes sauces ».
· Une action d’ensemble avec les instituts religieux sur place est encore fragile.
3.3 Les Perspectives et les actions pour le futur de l’AM
· Le Jubilé d’or.S’investir dans la programmation provinciale de différentes initiatives : préparer des articles sur Comboni et sur la mission dans les presses catholiques, les émissions, calendrier spécial 2014, Un numéro spécial du Maître t’appelle
· L’élaboration de la charte pour l’AM au TGB à partir de la nouvelle charte continentale future dans le premier semestre de 2013.
· Possibilité de la formation des laïcs missionnaires engagés dans l’Animation Missionnaire.
· Profiter de l’Année de la foi pour imprimer un livre comme subside : « que cherches-tu ? » ou « Où es-tu Seigneur ? »
Secrétaire,
P. Abel GUELI
RAPPORT DE LA SOUS COMMISSION CHARGEE DES LMC
(Laïcs Missionnaires Comboniens)
LA SITUATION ACTUELLE
À l'heure actuelle, comme il l'a été au cours des 10 dernières années, il n'y a pas des LMC dans notre province de TGB, ni expatriés ni autochtones. Les derniers ont quitté la Province en Janvier 2003.
Les différents groupes, appelés par des noms différents, tels que les Amicales ou Amis de Comboni ou Associés Comboniens, ne sont en aucune façon proche de ce que le LMC devrait être.
Le principal problème avec ces groupes est qu'ils sont trop dépendants des Comboniens et semblent profiter de la Mission et des Centres, alors qu'ils devraient plutôt être d'une aide et de soutien pour les activités missionnaires.
Ce type de situation n'est pas unique à notre Province. Autres Provinces ont connu ce même problème de dépendance. Certaines Provinces sont arrivées à la décision de mettre fin à ces groupes. Et après une période de temps raisonnable, nécessaire pour une réflexion sérieuse, ils ont commencé à nouveau avec une nouvelle approche et des groupes différents.
L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES LMC
En tant que Province, nous n'avons envoyé aucun représentant à l'Assemblée Générale des LMC à Maia, Portugal, en Décembre 2012. La raison est qu’à l’état actuel des choses nous n’avons pas jugé notre participation nécessaire.
Nos points de référence sont clairs : ce sont les documents de Ellwangen, Allemagne (2006) et de Layibi, Ouganda (2011). Ils sont plus que suffisant pour nous indiquer la façon de démarrer, promouvoir et soutenir ces groupes de LMC qui devraient être totalement indépendants.
IDENTITÉ DES LMC
En effet, les LMC, la Quatrième Branche de l'Institut Combonien, doivent devenir un groupe totalement indépendant : autonome, autogéré et autosuffisant. Le groupe devrait être composé de laïcs chrétiens qui, ayant découvert leur vocation missionnaire et inspiré par le charisme de Saint Daniel Comboni, s’assemblent pour former une communauté structurée dont l'objectif est de soutenir l'activité missionnaire des MCCJ.
Les LMC pourraient bénéficier du soutien des Comboniens seulement en termes de formation et de spiritualité et, au stage initial, pour leur rassemblement, planification, formation et prière. On pourrait aussi leur offrir l'accès et l'utilisation des certaines structures comboniennes. Un missionnaire combonien serait nommé par le conseil provincial pour leur contact avec la Province, et aussi comme aumônier pour les aider dans la direction spirituelle, la formation et l’encadrement selon le charisme combonien et les documents officiels.
LE FUTUR
Pour les années à venir, nous devons nous interroger, comme Province, Zones ou Communautés, si nous sommes sincèrement prêts et disposés à investir dans un tel projet. Mais plus qu’une question optionnelle, cette branche s’impose dès que l’Administration Générale et les Chapitres nous le demandent. A ce stade, nous devons simplement nous demander si nous avons aussi la volonté politique, outre les documents et les attentes de nos Supérieurs, à nous impliquer vraiment dans un tel projet.
Je vous remercie! Et que Dieu nous bénisse!
P. Joe RABBIOSI
SECRETARIAT DE LA PV/FdB
Le Secrétariat des vocations est composé des PP. Eugene Yao Nordjoe (formateur au postulat Combonien et Secrétaire), Bernard Domara (formateur au postulat Combonien), Habtu Teclay (Père maître du noviciat de Cotonou), Vincenzo Percassi (Supérieur du scolasticat de Cape Coast), Alex Canisius Metin (CAM de Cotonou), Abel Komi Gueli (CAM de Lomé), Moses Huruwella (CAM d’Accra). Nous notons que P. Canisius a remplacé P. Yves Gbenou pour le CAM de Cotonou et P. Yao Nordjoe est nommé secrétaire en remplacement du P. Jose Francisco De Matos Dias qui est retourné à sa province d’origine, Portugal.
I. Réunions de l’année 2012
Pendant l’année 2012, nous avions fait trois réunions. Les deux premières ont été dirigées par P. Jose Francisco alors que la troisième a été dirigée par P. Eugene à titre intérimaire avant sa nomination comme Secrétaire.
La première réunion a eu lieu le 6 Mars 2012 à 08 heures à Cacaveli. Les thèmes développés étaient ceux de la propédeutique dans notre province, de l’expérience d’été des postulants et des novices, de la semaine de discernement et de la contribution des postulants pour la formation. Concernant la propédeutique, des idées ont été partagées sur les possibilités de lieux et de programmation mais on n’est arrivé à aucune conclusion définitive.
Concernant l’expérience d’été, la programmation avec les noms et les lieux de stage a été communiquée au provincial pour une meilleure coordination. Pour la semaine de discernement, on s’est convenu qu’elle aurait lieu du Dimanche 05 au Samedi 11 Août 2012. Nous avons vu que pour le moment, c’est bien de maintenir la participation des postulants à 50000 francs par postulant.
La deuxième réunion a eu lieu le 09 Mai 2012 à 15h30 à Cacaveli. Nous avions parlé de la charte de la promotion vocationnelle, des thèmes et charges à attribuer pour la semaine du discernement, d’une nouvelle liste des dossiers des nouveaux candidats, des cours de Français pour les candidats ghanéens et de la proposition de noms pour un futur nouveau Secrétaire. Pour le moment, rien n’a été fait en ce qui concerne la charte de la promotion vocationnelle.
Pour la semaine de discernement, nous nous sommes mis d’accord de développer les thèmes de la vocation et des vertus théologales. Des charges ont été attribuées aux différents membres du secrétariat. Les cours de Français pour les candidats Ghanéens auront lieu au Postulat d’Adidogomé du 25 Juin au 05 Août 2012. Deux confrères ont été proposés au Conseil provincial pour la nomination du Secrétaire.
La troisième réunion eut lieu le Mardi 09 Octobre 2012 à 16h15 à Cacaveli. Les thèmes ont été l’évaluation de la semaine de discernement, l’assemblée des promoteurs et formateurs de l’Afrique francophone et la proposition de quelques dates pour les réunions du secrétariat en 2013. En général, on a été content du déroulement de la semaine de discernement. Le fait d’avoir fait participer des confrères qui ne font pas parti du secrétariat a été salué. On a déploré l’absence des candidats béninois.
Nous avions lu, analysé, commenté la lettre que P. Miante a envoyé aux formateurs et promoteurs de l’Afrique francophone. Nous nous sommes exprimés et nous avions laissé les dernières décisions à qui de droit. Trois dates ont été proposées pour les prochaines réunions de l’année 2013.
II. Réalisation de certaines programmations faites et proposées
Concernant la propédeutique, nous avions fait certaines propositions mais nous avions trouvé trois grands problèmes : Avec quel personnel faut-il réaliser ce programme ? Avec quel moyen financier ? Avec quelle structure ? le postulat ? Cacaveli ? Quelque chose d’autre ? Malgré toutes ces idées lancées en l’air, nous ne sommes arrivés à aucune décision définitive. Parmi nous, une question reste toujours dans la musique de fond : Est-il vraiment nécessaire d’avoir une propédeutique dans notre province ? Alors que d’autres font deux ans de postulat, nous en faisons trois. Ces trois ans de postulat ne sont-ils pas suffisants ?
Aux cours de Français prévu à partir du 25 Juin 2012, trois candidats ghanéens se sont présentés. Les cours se sont bien déroulés. Les Ghanéens qui participent à ces cours en ont une bonne appréciation. Cependant, nous déplorons un fâcheux incident. Augustin, un des ghanéens, qui a disparu du postulat après s’être plaint du niveau des cours, de la nourriture et des vélos. Un matin, on a constaté son absence sans savoir là où il se trouvait. Les Confrères d’Accra, après une petite période de préoccupation et d’enquête, ont réussi à le repérer. C’était un incident qui nous a marqués.
Comme nous l’avons dit plus haut, la semaine de discernement a eu lieu avec des résultats positifs. Les thèmes se sont bien déroulés avec un grand sérieux aussi bien du côté des conférenciers que des candidats. Nous avions interviewé 14 candidats et nous en avions admis 10. Parmi ces 10, il y avait deux ghanéens pour les cours de langue française. Parmi les autres, à part Théophane qui vient de Kara, les autres sont des produits de la paroisse Marie Mère du Rédempteur d’Adidogomé. Nous voudrions mentionner en passant, que l’un des Ghanéens admis au cours de langue, Anthony Waka, ne s’était pas présenté à la rentrée au postulat.
Au conseil provincial du mois d’Octobre 2012, P. Eugene Yao Nordjoe a été nommé Secrétaire du secrétariat provincial de la promotion vocationnelle et de la formation de base à partir du 16 Octobre 2012. Pendant ce conseil, P. Bernard Domara a été nommé comme membre du secrétariat et P. Canisius Metin a été nommé pour le CAM de Cotonou en remplacement du P. Yves Gbenou.
III. Les prochaines réunions en 2013
· Une réunion dans une soirée pendant le temps de l’assemblée provinciale.
· Une réunion avant la fête du Sacré Cœur pour préparer la semaine de discernement,
· Une réunion avant la fête de Daniel Comboni pour préparer un résumé pour l’assemblée provinciale et proposer des dates pour les prochaines réunions en 2014.
P. Eugene Yao Nordjoe, mccj,
Secrétaire.
En vue de donner une idée plus complète sur la façon dont les secteurs du secrétariat ont fonctionné, les promoteurs de vocations, PP. Moses Huruwella, Yves Gbenou et Abel Gueli ont tour à tour intervenu pour faire le point des vocations dans leurs pays respectifs : Ghana, Benin et Togo. De même, P. Nordjoe, Fr. Oscar da Cunha et P. Vincenzo Percassi ont partagé sur le bon climat qui règne dans leurs maisons respectives de formation : Postulat d’Adidogomé, Noviciat de Cotonou et scolasticat de Cape Coast.
RAPPORT DU SECRETARIAT DE LA FORMATION PERMANENTE
1. Les objectifs prioritairesvisés dans l’année 2012 étaient:
- la formation à une attitude habituelle de discernement sur notre charisme et notre activité missionnaire.
- grandir dans la spiritualité de la vie communautaire.
Chaque confrère est invité à faire lui-même une évaluation de ces objectifs pour vérifier les avantages personnels qu’il a pu acquérir.
2.Leschoix opérationnels demandés étaient en priorité:
- au niveau personnel: fidélité à l’écoute de la Parole, avec la méthode de la Lectio divina.
- au niveau de communauté : revenir ensemble sur les textes de spiritualité du thème combonien de l’année : la Parole de Dieu, envoyés par le Conseil General et sur les textes/actes de la session : De la Règle de Vie au Code Déontologique,de mai 2011.
Sur ces choix opérationnels aussi, l’évaluation revient à chaque confrère et à chaque communauté.
- au niveau de la Commission provinciale de FP : préparer les journées de Formation Permanente.
La commission a préparé et organisé la session de Agoé du 8 au 10 mai 2012.
3. Activités réalisées pendant l’année 2012.
- P. Manuel Joao a fidèlement envoyé leSubside mensuel, touchant des thèmes de spiritualité, de liturgie et de théologie. Qu’il reçoive notre reconnaissant merci.
- LesJournées de FP 2012 se sont concentrées dans la session de Formation permanente du 8 et 10 mai à Agoé.
Dans le premier jour, accompagnés par P. Fermo Bernasconi (formateur au scolasticat de Kinshasa), les supérieurs de communauté ont pris contact avec les divers documents de Formation Permanente préparés par la Commission Centrale de FP de notre Institut. A savoir :
1. Projet Communautaire qui contient la Charte de la communauté et la Programmation annuelle.
2. Plan pastoral
3. Journée hebdomadaire de la communauté (3)
4. Conseil de communauté
5. Partage de vie
6. Rencontre d’aide fraternelle
Dans les jours suivants, tous les confrères, toujours accompagnés par P. Fermo, ont pu réfléchir sur trois subsides de la Commission Centrale de FP, touchant à trois activités importantes pour nos communautés :
1. Lectio divina
2. Projet personnel de vie
3. Révision de la journée.
- Contextualisation des Orientations du Code déontologique, selon la Loi Civile et Pénale du Togo, Ghana, et Benin. Cette tache a été accomplie.
Avec l’aide des experts en Droits au Togo, Ghana et Benin, le Code Déontologique a été mis dans le contexte juridique de chacun des trois pays. Tous les confrères ont reçu ce texte.
4. Commission de la Formation Permanente.
A suivi surtout les activités provinciales.
5. Programmation des activités 2013
La FP est le pilier de notre renouvellement. Elle apparait déterminante non seulement pour notre vie et pour notre efficacité apostolique, mais aussi pour le futur de notre Institut. Seulement une communauté qui entre dans un chemin sérieux de FP peut attirer, par sa vitalité et sa fécondité, des vocations nouvelles et authentiques. (AC 2009, n° 137).
La Commission Centrale de la Formation permanente de notre Institut a réalisé un site web avec cette adresse: http://comboni-ongoing-formation.overblog.com/. Nous pouvons l’exploiter.Il paraît très intéressant et utile.
a. Les objectifs prioritairesvisés dans cette année 2013 :
- Faire de la FP une priorité de notre vie communautaire, pour notre croissance personnelle et notre efficacité apostolique.
- Grandir dans le sens d’appartenance à une église évangélisatrice qui cherche de nouvelles voies d’annonce de la foi.
- Redécouvrir notre histoire combonienne d’évangélisation.
b. A partir de ces choix opérationnels on pourrait dégager les priorités suivantes:
- Valoriser, au niveau personnel et communautaire, les subsides de FP préparés par P. Manuel Joao. On peut les trouver sur le site de la FP combonienne.
- Thème de l’Institut pour l’année 2013 :Fraternité, chemins de réconciliation.
À étudier, approfondir et prier en communauté.
- Réaliser les journées de FP, organisées par la Commission provinciale et participées par tous les confrères.
c. Programme d’activités.
- Journées de FP 2012 :
- Session de 26 - 8 mai 2013 : Thème : Relecture du Concile Vatican II.
- Journée de FP : 2 décembre : Thème : Histoire de la mission combonienne au Togo, Ghana et Benin.
d. Commission de la Formation Permanente.
Elle continue son activité de coordination pour le choix des priorités et pour leurs réalisations.
P. Gaetano Montresor
Coordinateur
RAPPORT DE L'ECONOME PROVINCIAL
Notre secrétariat s’est réuni trois fois au cours de cette année (11/04, 21/08, 29-30/11). Pendant ces rencontres nous avons travaillé notamment sur le Directoire provincial et fait des suggestions pour sa révision. Nous avons aussi examiné les bilans, les budgets et projets des Communautés et de la province.
Nous étions 5 membres au début de l’année, mais au cours de la marche nous avons perdu un confrère, le frère Alfio, que le Père du Ciel a rappelé auprès de lui. Nous voulons ici lui dire un grand merci pour tout le soutien qu’il nous a apporté dans le Secrétariat et nous le prions pour que du Ciel il continue à nous soutenir.
1.- NOTRE PROVINCE ET SA VIE ECONOMIQUE
Notre province s’est engagée dans le Fonds Commun provincial au 1° janvier 2009. L’expérience de ces trois années a été globalement positive…..Les communautés font des efforts dans la préparation des budgets et la présentation des bilans.
Mais au cours de cette année, il ya eu des défaillances au niveau de la présentation des bilans. Il y a des communautés qui n’ont jamais présenté leur bilan du 1er Semestre et des projets. Il y a de communautés où il n’y a pas de compte rendu mensuel.
Il nous faudra un effort renouvelé sur notre perception du FCT, sur notre perception du « partage » des biens, en renforçant dans nos communautés une confiance réciproque ainsi que la pratique de la co-responsabilité. Cela devrait nous aider à être plus courageux et transparents dans notre agir, soit au niveau personnel que communautaire, en évitant les tendances individualistes qui agissent contre notre témoignage de vie missionnaire.
Et il faut de nouveau insister pour que nos projets répondent davantage aux vrais besoins de notre milieu, de nos gens. Il nous faut faire un discernement plus approfondi avant de nous engager et d’entreprendre ces projets.
1.1 SITUATION PATRIMONIALE:
1.1.1 BANQUES: Nos comptes sont tous disponibles à tout moment. Nous avons ici un compte auprès de la BTCI, où l'on a plus ou moins ce dont on a besoin pour un mois. Ce compte est alimenté mensuellement par les transferts faits depuis Vérone à notre demande.
Au Ghana, nous avons un compte à nom des Comboni Missionaries à ACCRA. C’était une obligation pour obtenir la personnalité juridique. Il a les signatures des PP. John Tasiame, Godwin Kornu.
A Cotonou aussi nous avons un compte de la province au service du Noviciat. Et les deux communautés au nord du Bénin ont chacune leur compte bancaire.
1.1.2 VERONA: Nous avons un compte à Vérone auprès de la Procure. Il est dans les mains du Fr. Grazian Giovanni, Procureur.
1.1.3 NAP.: Nous avons aussi un petit dépôt en USD à la Procure de la NAP.
1.1.4 PARIS: Nos avoirs à Paris se limitent à un petit compte pour des commandes de livres, revues et matériel divers.
1.1.5 ROME : Depuis l’année 2002 nous avons constitué un dépôt en USD auprès de l’Economat Général à ROME. Depuis 2008, nous avons aussi un fonds en Euro.
Tous ces comptes et dépôts produisent des intérêts quasiment nuls.
1.2 Les FONDS PROVINCIAUX: Nous conservons toujours nos fonds provinciaux : Formation de base, Evangélisation, Achat moyens transport, pour développement, Fonds patrimoine stable. Et cette année nous avons créé le fonds jubilé.
2. BILAN de l'EXERCICE 2012
2.1. L’année 2012 termine avec un solde positif. Ce qui nous a permis de créer le fonds jubilé et de refinancer le fonds achat moyens de transport.
Cette année, comme nous sommes entrés dans le FCT, nous avons passé au Capital d’exercice ce qui constituait le FCP. Nous sommes dans l’obligation de continuer nos efforts pour ne pas toucher à ce capital, mais trouver chaque année le montant dont nous avons besoin pour nos activités.
Comme recettes de cette année, les communautés des paroisses ont enregistré un net bénéfice.
La collaboration des communautés aux dépenses de l'administration provinciale est la plus grande de nos recettes. Et de cela, il est juste, bon et un devoir de remercier cordialement nos communautés qui ont collaboré généreusement.
Ensuite viennent les intérêts, dont la majeure partie correspond aux dépôts.
BUDGET 2013
Nos structures de FORMATION DE BASE, ici en province comme à l’étranger, prendront encore la tête de liste de nos priorités administratives pendant cette année 2013.
Nos maisons de formation (postulat et noviciat) ont un budget prévisionnel de 54.000.000F CFA. A ce montant nous devons ajouter la participation forfaitaire au fonds général pour les CIF’s et scolasticats, qui va au delà de 12.000.000 F CFA. Enfin, il faut toujours tenir en compte les dépenses de voyages et autres de ce dernier groupe, pour un montant de 6.000.000 F CFA. (Un total de 72.000.000)
La province dépense en moyenne entre70 millions par an pour la formation. Soutenir une telle œuvre n’est pas seulement la tâche de ceux qui sont engagés dans la formation.
Que chaque confrère se sente responsable de la province, des œuvres de la province (CAM, Formation).
3. CONCLUSION
J’aimerais conclure cette petite présentation de notre réalité économique en exprimant, ensemble à vous tous, mon remerciement à CELUI qui nous a appelés à vivre notre fidélité à sa Mission dans la pauvreté et la confiance dans sa Divine Providence. A LUI nous rendons grâces de tout cœur car il nous a comblés de sa miséricorde et de sa générosité au cours de cette année. Et N’oublions jamais de soutenir nos bienfaiteurs avec nos prières.
Qu’avec Saint Daniel Comboni nous puissions nous aussi dire que « les moyens employés jusqu’à présent pour arriver à ce que nous avons réalisé sont vraiment modestes ; c’est un réconfort pour nous, car telle est la règle de la Providence Divine qui nous rappelle que seul Dieu est l’auteur de tout bien. » (Ecrits, n° 3604)
P. Timothée Hounaké Kouassi
SŒURS COMBONIENNES
Nous remercions le P. Jérôme, Provincial et son Conseil pour nous avoir invitées a être présentes dans votre Assemblée Provinciale. Je vous porte les salutations et remerciement de Sr. Esperance Bamiriyo notre Provinciale.
Nous donnons une grande importance à la collaboration avec vous car vous avez plus d’expérience dans le pays que nous dans diverses domaines surtout dans l’AM, Dialogue Interreligieux, etc… Pour cela nous voudrions que notre collaboration avec vous puisse grandir de plus en plus et qu’elle soit basée sur le dialogue et la fraternité. (C’est un défi)
Nous voudrions bien avoir plus de personnel jeune, capable d’apprendre la langue et travailler dans plusieurs activités. Mais nous reconnaissons nos limites. Nous sommes très reconnaissantes de diverses aides que nous recevons de vous. Merci aux pères du Postulat qui avec disponibilité viennent chaque semaine pour nous célébrer l’Eucharistie dans notre communauté. Merci également aux confrères de la paroisse et à la procure (un grand merci au P. Timothée). Merci à chacun de vous pour votre richesse personnel et les diverses services que vous nous rendez surtout dans le domaine de la Pastorale. Et maintenant, permettez-moi de dire un merci spécial au P. Jérôme pour son accueil et sa franche collaboration que nous apprécions beaucoup.
Nous vous accompagnons avec nos prières dans cette année ou vous vous préparez pour célébrer les 50 ans de votre présence ici au Togo, suivi du Ghana et du Benin. Nos félicitations vont aussi à la paroisse Mater Redemptoris d’Adidogomé qui fête ses 25 ans d’érection comme paroisse. Félicitation aussi à la paroisse St. François d’Assise de Fridrosse qui fêtera aussi ses 25 ans
Nous aurons la visite de notre Mère Générale et d’une conseillère du 20 Mai au 20 Juin. Nous vous tiendrons informés.
Quelques évènements
1. Nous aurons un Symposium sur le Plan de la Régénération de l’Afrique et les Règles de 1871 à Vérone dans notre maison Mère du 13 au 17 Mai 2013. Cela a été une décision capitulaire de 2010 (AC No17) pour approfondir et vivre la richesse de notre spiritualité. Quelques sœurs de la congrégation et quelques experts se préparent pour cet évènement. La Sr. Esperance, notre Provinciale sera aussi présente. Jusqu’à présent nous ne connaissons pas toutes les personnes qui vont y participer.
2. Nous aurons l’Intercapitulaire a Vérone du 7 au 13 Novembre 2013 à Vérone
3. L’Evêque de Vérone, Mgr. Guiseppe Zenti a donné une réponse positive à notre demande pour commencer le procès de béatification de Teresa Grigolini
4. Nos pré-Novices sont dans la dernière étape de l’apprentissage de l’anglais avant le début du Noviciat en Uganda a la fin du mois de Mars. [et deux Postulantes Togolaise au Congo. L’année prochaine nous aurons trois Novices deux du Benin et une Togolaise.] (notes, ceci ne se figure pas dans le rapport).
Les sœurs sont 3au Benin où elles s’insèrent de plus en plus dans cette nouvelle réalité et elles habitent toujours dans une maison louée. Cela ne leur permet pas de réaliser certaines activités a l’intérieure de la communauté. Cependant, elles sont engagées dans la catéchèse, l’accompagnement des couples et la formation des jeunes en collaboration avec les pères Comboniens. Cette année, Sr. Liée est engagée avec un petit groupe de jeunes a l’Université de Cotonou et travaille aussi comme enseignante dans une école des sœurs de Notre Dame des Apôtres. En dehors des cours, il y a beaucoup d’autres activités qui sont organisées pour apprendre aux élèves les valeurs humaines et chrétiennes. La y donne aussi la catéchèse en 4eannée et fais d’autres activités. L’école est créée par les sœurs NDA mais est sous la direction diocésaine.
A Lomé, nous sommes quatre sœurs dont deux étudiantes, une a Don Bosco et l’autre a l’Ecole Supérieure des sr. NDE en Gestions. Sr. Anna M, avec l’accord du P. curé et la directrice de l’école primaire catholique d’Adidogomé donne sa collaboration avec les cours de religion en collaboration avec les moniteurs de toutes les classes. Dans les temps forts, elle rencontre aussi les enseignants pour approfondir avec eux la Parole de Dieu et un temps de prière.
Tous les jeudis : Adoration sur la station secondaire d’Apédokoe.
Le groupe vocationnel est suivi et peut-être deux filles entreront cette année.
Accompagnement des malades de sida. La visite à la prison, a l’hôpital.
La visite de familles et au mois d’Aout la formation des jeunes de la paroisse, assistance a ceux qui sont dans des cas particuliers, répétition pour des écoliers + l’animation missionnaire.
Je termine en vous souhaitant un fécond apostolat en témoignant l’amour du Cœur du Christ à l’exemple de notre fondateur.
Sr. Paquita
RELATION DU SUPERIEUR PROVINCIAL
Chers Confrères,
Nous voici au rendez-vous annuel de notre assemblée et à la relation du SP sur la réalité de notre vie provinciale. J’aimerais, d’abord, vous remercier pour la belle et intense participation a cette assemblée : nous avons accompli un travail important soit pour notre service dans l’évangélisation avec les orientations concernant notre engagement dans le domaine de la justice et de la paix, soit pour notre vie combonienne avec l’approbation du Directoire Provincial. Il devient le point de référence concret, pour notre vie « au quotidien ». Les rapports des secrétariats, le partage de ces jours, sont aussi un aperçu sur ce que nous devons continuer à vivre tout au long de cette nouvelle année.
Notre regard va, premièrement, à l’année écoulée, 2012 : rendons grâce au Seigneur pour la vie de chacun de nous, pour nos communautés, pour les confrères malades qui ont pu se soigner et revenir parmi nous, pour notre cher Frère Alfio que le Seigneur a rappelé à Lui le 8 octobre dernier. Humainement, nous pourrions dire : il est parti trop vite ; dans le plan de Dieu, il est en train de vivre la Mission d’une autre manière comme intercesseur pour nous.
J’aimerais faire mémoire de quelques passages de l’année : la visite du Fr. Daniele Giusti en janvier dernier : une occasion très belle de nous sentir en famille, en communion avec tout l’Institut et, surtout, d’être confirmés dans notre fidélité au charisme combonien.
Il avait, dans sa lettre, souligné, parmi d’autres points, la difficulté dans laquelle se trouve l’Institut, et par conséquence, nous aussi : le nombre réduit de personnel disponible. Nous sommes en train de la vivre, je dirai avec une certaine préoccupation.
Les visites aux communautés, avec le Frère, et dans les mois suivants, personnellement, ont été une expérience profonde de fraternité qui m’ont permis de constater le désir de nous tous de vivre fidèlement notre vocation. Il faut nous aider, mutuellement, à rester fidèles : seuls, il sera plus difficile ou impossible.
La session de FP en mai,nous a permis de nous approprier de quelques instruments essentiels pour notre vie intérieure et nos relations communautaires. Il est bon de revenir à ces orientations qui deviennent une aide qualifiée pour continuer la route personnellement et tous, ensemble. Combien de fois, la patience, le pardon, l’estime réciproque résolvent pas mal de petits problèmes dans la vie communautaire. J’ai apprécié l’effort pour la rédaction du projet communautaire ou de la charte de la communauté, signe qu’on a utilisé un peu de notre temps pour partager et décider ensemble.
Nous sommes arrivés à conclure certaines étapes que nous nous étions proposés depuis le début de notre mandat : le renouvellement des personnalités juridiques au Togo et au Benin, l’obtention de la personnalité juridique au Ghana. Nous avons travaillé sur le Code Déontologique (session mai 2011) et nous avons contextualisé le texte selon le Code pénal du TGB (15 juin 2012). Nous venons de conclure aussi l’étape pour le renouvellement du Directoire provincial. Un grand merci à vous tous qui avez participé à ces réalisations avec votre collaboration.
Nous remercions le Seigneur pour le don des vocations : c’est une autre réalité essentielle de notre vie en province. 7 jeunes sont passés au Noviciat à Sarh (6 sont à Cotonou). 22 jeunes sont au Postulat (neuf les nouveaux, en première année). Trois confrères sont devenus prêtres en décembre dernier. Les scolastiques et les frères en formation sont 28 (26+2). La préoccupation majeure est d’accompagner ces jeunes dans un discernement sérieux pour qu’ils puissent vivre le don de la vocation de manière épanouie, vraie et profonde.
Au niveau d’Institut, l’Assemblée Intercapitulaire a été le moment pour une révision du chemin après le Chapitre
2009. Je crois que, tous, vous avez lu les deux lettres du CG : sur l’ensemble de la vie de l’Institut et sur la formation. Il faudra nous engager pour reprendre la route en communion avec l’Institut tout entier et j’y reviendrai dans quelques instants.
Au niveau de l’Afrique Francophone,en novembre dernier, nous avons accueilli à Cotonou/Noviciat l’assemblée de l’Animation Missionnaire. Les conclusions concernent une meilleure collaboration avec Afriquespoir, le laïcat missionnaire à encourager et développer dans nos provinces, une certaine formation des animateurs missionnaires et une coordination interprovinciale dans le secteur, plus efficace. On a préparé la charte de l’AM pour la Francophonie combonienne.
Au niveau ecclésial,je crois que chacun de nous a vécu et est en train de vivre les grands événements avec intérêt, comme un appel personnel et communautaire pour assumer les conclusions du Synode sur la Nouvelle Evangélisation et pour nous engager dans l’Année de la Foi ensemble avec les chrétiens de nos communautés.
Et maintenantnous sommes déjà en marche dans une nouvelle année qui sera très intense et riche en initiatives. Je vous encourage à continuer la route, ensemble, dans la fidélité : cette parole revient souvent à mon esprit et j’aimerais vous la proposer pour qu’elle nous accompagne dans tout ce que nous sommes en train de vivre comme missionnaires comboniens au TGB.
D’abord, dans notre vie spirituelle, en communauté, dans la pastorale : restons branchés sur la Règle de Vie, comme une manière propre à nous d’incarner l’Evangile. Soyons capables d’une certaine fermeté, d’une certaine radicalité sans démissionner sur nos engagements, même s’ils nous coûtent et demandent une plus grande gratuité et disponibilité. Il faut oser un peu plus dans le don de soi, sans avoir peur d’avancer au large !
Le projet communautairedoit être un point de référence surtout pour discerner et décider ensemble en conseil de communauté : les responsabilités pastorales, les choix à faire, la réalité économique, etc. (Certaines communautés n’ont pas encore présenté leur projet pour l’année 2012/13).
Nous venons de recevoir la lettre du CG : « La fraternité : des chemins de réconciliation ». Elle nous accompagnera tout au long de l’année pour vivre une fraternité réconciliée entre nous et avec nos frères et sœurs là où nous vivons. Je crois que c’est un chemin providentiel en route vers le Jubilé combonien comme appel à la conversion et renouvellement de nos vies.
Le 19 janvier 2014est la date qui fera mémoire de l’arrivée à Lomé des huit premiers Comboniens il y a cinquante ans. Un jubilé d’or à vivre dans l’action de grâce et dans l’humilité en vue de pouvoir discerner où le Seigneur nous appelle à renouveler notre présence missionnaire au TGB. Sans entrer trop dans les détails de la célébration, je désire vous présenter quelques lignes essentielles pour notre vie en cette année, que nous pourrions définir, de préparation.
Le CP propose que l’assemblée provinciale (janvier 2014)soit une occasion essentielle pour relire l’expérience de ces cinquante ans au Togo et pour voir comment nous pourrions aller de l’avant dans les prochaines années. Une révision, donc, et un nouveau départ !
Pour y arriver,tout au long de l’année 2013, nous allons réfléchir sur le document de la Ratio Missionis, approuvé par le CG après l’Intercapitulaire 2012. Quel type de mission sommes-nous en train de vivre ? Qu’est-ce que nous portons dans le cœur et dans la tète ? Une mission centrée encore sur l’argent et qui devient de plus en plus rare, souvenir d’un passé glorieux ou sommes nous en train de devenir plus humbles, plus pauvres pour construire avec les gens, en soulignant davantage la croissance des personnes et des communautés. Je crois que le défi est encore vrai et bien présent. Le passage à un nouveau style de mission ne s’est pas encore fait complètement
A travers des étapes personnelles et communautaires, le CP avec l’aide des secrétariats, proposera des pistes de travail qui amèneront à un Instrument de travail pour la prochaine assemblée. Nous sommes en train de penser à un facilitateur qui nous aide à bien profiter de la prochaine assemblée.
L’année jubilaires’ouvrira le 10 octobre prochain, solennité de St. Daniel Comboni et se conclura le 10 octobre 2014.
Les exercices spirituels sur la Règle de Vieprêchés par P. Ramon Eguiluz du 11 au 18 novembre à Dzogbegan en français, et ceux prêchés en anglais par P. David Glenday du 1 au 7 décembre au Ghana seront des moments forts pour nous. Et puis, bien sûr, l’assemblée provinciale !
Le CP et la commission ad hoc souhaitent que ce jubilé soit un fait ecclésial pour donner un nouvel élan missionnaire à nos Eglises locales.
Avec nous, les deux premières paroisses comboniennes de Kodjoviakope et d’Afanyaga fêteront aussi leur année jubilaire.
D’autres célébrationsseront vécues durant l’année jubilaire : les 25 ans de la consécration de l’Eglise d’Adidogome et les 25 ans de présence à Fidjrossé, les quarante ans de présence au Ghana et au Benin.
L’histoire de la province et le livret souvenirdes confrères défunts sont en cours de préparation. Un pagne est aussi en fabrication.
Au mois de mai,comme d’habitude, nous aurons la rencontre des supérieurs et une session, dédiée cette année à l’évangélisation.
Pour ce qui concerne l’Animation Missionnaire, j’aimerais souligner la question du laïcat missionnaire. L’assemblée de l’AM de l’Afrique francophone en a parlé : il est important de favoriser la naissance et la croissance d’un laïcat missionnaire convaincu, qui participe et collabore de manière autonome et gratuite.
Notre expérience, surtout ces dernières années, avec nos Amicales laisse à désirer. Le secrétariat a exprimé un avis négatif sur la manière dont les choses se passent dans les différents groupes. On note une dépendance totale, surtout, sur le plan financier. Il serait mieux de repartir à nouveau sur de nouvelles bases.
L’accompagnement des vocationsa besoin de l’engagement de nous tous. Je vous invite donc à suivre les jeunes aspirants à la vie sacerdotale, religieuse, missionnaire avec attention. Nous espérons la reprise des activités au Benin avec un nouvel élan et que puisse continuer dans nos trois zones une collaboration entre tous.
Nous pouvons dire qu’avec l’approbation du Directoire Provincial nous sommes dans le fonds commun total. Tout n’est pas encore parfait mais nous devons entrer dans cette nouvelle dynamique avec un cœur ouvert et motivé : aller ensemble de l’avant demande du discernement « en plus » pour choisir comme communauté, pour entrevoir les projets ensemble, pour s’engager dans un style de vie sobre, convaincus de notre solidarité et fraternité avec ceux qui en ont besoin. Les temps ne sont pas faciles : nous venons d’écouter l’économe provincial. Il faut la collaboration de tous, une attention particulière pour rester dans les budgets approuvés, éventuellement faire ce qu’on peut mais sans entrer en rouge. Il faut de la transparence et de la clarté de la part de nous tous : malheureusement, et je le dis avec tristesse, nous ne sommes pas encore là. Pour cela, je demande à tous d’être transparents dans les comptes, que la communauté soit informée des comptes, donc, une sollicitude pour les économes à mettre à jour les comptes mensuels de la communauté, de la paroisse ou de l’œuvre : que tout le monde soit informé de la situation.
On discute, on discerne pour voir ce qu’on pourrait faire pour une certaine autonomie financière : la route n’est pas simple, au contraire….. Faut-il créer une commission d’étude ?
Comme décidé l’année passée en CP, nous aurons prochainement le passage d’Asrama au clergé diocésain. Nous avons préparé cette passation en complétant certains travaux dans des stations secondaires. Je crois qu’avec les nouvelles nominations (juillet/août) nous pourrons quitter la paroisse.
Pour le personnel,deux confrères ont été affectés à la province : PP. Canisius Metin et Anicet Labite. P. Canisius restera à Cotonou, surtout pour l’AM et la PV. P. Anicet ira au Postulat d’Adidogome. Fin juin prochain, il partira pour Rome pour suivre les cours des formateurs à la Grégorienne (deux ans).
La semaine prochaine, le CP mettra au point la programmation du personnel à présenter au CG pour la consulte du mois de mars prochain.
Encore deux points avant de conclure :
* A l’Intercapitulaire, un des thèmes majeurs à été le chemin dans l’Institut en vue de l’agrégation des provinces. Vous en êtes bien informés. La lettre du CG, après l’Intercapitulaire, nous invite à y réfléchir de nouveau. Pour le CG, il n’y a pas d’autre route possible : c’est la réponse concrète à notre réalité.
Comme Provinciaux de l’AF, nous nous rencontrerons en mai, après la première profession à Cotonou, pour faire le point sur la situation. On saura, à ce moment, ce que les deux provinces, Centrafrique et Tchad, auront décidé pour elles : se mettre ensemble ou devenir délégations.
Nous sommes aussi concernés malgré les opinions que nous avons déjà manifestées. Nous devrions regarder le futur avec des catégories nouvelles surtout pour ce qui concerne la personne du SP et de son Conseil. Il ne pourra pas être partout en même temps, la voie à parcourir est celle de la subsidiarité et d’une plus vaste et intense collaboration.
Il sera aussi bien difficile de répondre de manière exhaustive à toutes les questions qui surgissent dans nos partages et Discussions tant qu’on n’ose pas les premiers pas avec l’humilité. Ils seront des pas incertains au début, mais ils pourront être plus solides au fur et à mesure qu’on avance dans cette nouvelle aventure.
Est-ce que dans les prochains trois ans, on ne pourra pas mieux étudier quelques possibles pas à faire avec les autres provinces?
Cette année, le CP termine son mandat au service de la province. A partir du mois de mai, selon un calendrier que nous allons définir dans le CP de la semaine prochaine, le processus pour les nouvelles élections va commencer. Que dire en ce moment ? Il faut accompagner ce temps d’élections dans la prière afin de pouvoir bien discerner ce qu’il faut faire, partager sereinement entre nous, et choisir librement les confrères que nous envisageons pour ce service.
Un grand merci à tous ! Je vous souhaite une année de grâce, intense dans notre engagement missionnaire dans cette année de la Foi.
Lomé, 31 janvier 2013
P. Girolamo Miante
Supérieur Provincial
VENDREDI, 1erFévrier
La messe de clôture a été présidée par le Père Jérôme, Supérieur Provincial, en action de grâce au Seigneur pour la réussite de notre Assemblée 2013.
EVALUATION DE NOTRE ASSEMBLEE PROVINCIALE 2013
|
Aspects
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Insuffisant |
Passable |
Bien |
Très bien |
|
Logistique |
|
3 |
18 |
1 |
|
Programme |
|
|
18 |
2 |
|
Horaire |
|
|
19 |
2 |
|
Coordination |
|
1 |
19 |
1 |
|
Services |
|
1 |
17 |
1 |
|
Liturgie et Spiritualité |
|
2 |
18 |
1 |
|
Soirées récréatives |
|
2 |
16 |
3 |
|
Remarques
|
|
|
|
|
|
Présentation des thèmes |
|
1 |
17 |
3 |
|
Travail en groupes |
|
5 |
14 |
1 |
|
Mise en commun - Dialogue |
|
3 |
16 |
1 |
|
Remarques
|
|
|
|
|
|
Rapport de CP |
|
|
12 |
4 |
|
Rapport des Secrétariats |
|
3 |
18 |
|
|
Partage vie de la Province |
|
|
15 |
|
|
Remarques
|
|
|
|
|
|
Ambiance |
|
1 |
20 |
|
|
Participation |
|
3 |
18 |
|
|
Avis global |
|
|
18 |
1 |
|
Remarques
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AUTRES REMARQUES :
· Cuisine insuffisante ; les repas ont été trop peu variés. Il faudra tenir compte de l’état de santé de certains en ce qui concerne le repas;
· On a eu de bons rapports des secrétariats ;
· On souhaite une plus grande participation vu que certains ne partagent jamais.
· Les travaux dans l’après-midi peuvent reprendre à 15h30.
· Respecter l’horaire.
· Eviter des dialogues interposés.
· Eviter de murmurer pendant qu’un confrère expose ses idées.
· Tâcher d’être court et bref dans les interventions.
· Savoir partager ses idées sans la tendance de vouloir les imposer.
· Programmer la rencontre des secrétariats sur le dernier après-midi de l’Assemblée.
DOCUMENTS CP






“Dio infatti ha tanto amato il mondo da dare il Figlio unigenito, perché chiunque crede in lui non vada perduto, ma abbia la vita eterna” (Gv 3,16 ).
